‹ Saint Martin et son monastère de LigugéChapitre 76 sur 153 · Rymer^ vol. m, part. I, pag. JO · texte numérisé non relu

Rymer^ vol. m, part. I, pag. JO

« vicins^ pour double qu'elles fussent emparées des « gens denostre partie (anglais), et pour eschiver le c domage du païs et des habitans en iceluy », leurs terres sont abandonnées sans culture, en sorte que les religieux se voient dans Fimpossibilité de réparer ces désastres. Et, chose plus déplorable encore, ils n'ont pas même de pain pour subsister et sont réduits à chercher hors de leur monastère les aliments et les autres choses nécessaires à la vie *. »

Évidemment la situation faite aux moines de Ligugé fut tout au moins aussi lamentable. Moins nombreux, et. probablement aussi , moins influents que les chanoines leurs voisins, ils n'eurent pas, comme eux, assez de crédit auprès du prince de Galles et du connétable du Gueslin , successivement maîtres de Poitiers et du pays , pour obtenir répara- %n des dommages dont ils avaient été les victimes innocentes ; leurs biens , comme tous ceux des maisons religieuses à cette époque , devinrent la proie des convoitises des municipalités , de la noblesse et du clergé séculier *, et leur antique église resta gi^nt à terre, à côté de leur demeure monastique.

Contemplons un instant cette désolation et versons des larmes sur ces ruines. Certes, Jérémie pleura avec raison sur la ville sainte réduite en cendres ; mais

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