‹ Saint-Martin, le philosophe inconnu, sa vie et ses écrits, son maitre Martínez et leurs groupes d'après des documents inédits (volume 2)Chapitre 101 sur 266 · LES SEPT · texte numérisé non relu

LES SEPT

fallait, est fine, à la fois sérieuse poUr le fond et railleuse pour là forme.

A Texception de la troisième de ces diverses et piquantes individualités , et à l'exception de la première, qu'il ne veut pas même laisser deviner à son lecteur — car ses réticences témoignent qu'il n'écrit- pas pour lui seul — nous mettons facilement les noms complets. Et sans bien comprendre peut-être toute la portée de ces épigrammes figurées, nous nous faisons une idée suffisante delà nature de ces rapports mystiques. Madame W. . . nous reste aussi inconnue que le personnage qu'il ne veut pas nous livrer du tout. Saint-Martin nomme un prince Woronzow, mais il ne nomme pas la princesse, que d'ailleurs, en sa qualité d'étrangère, il n'aurait pas pu traiter bien convenablement d'étouffbir. On reconnaît du premier coup madame de La Croix, mais on ne voit nullement comment cette grande dame, qui prenait si bien son vol et donnait si gracieusement audience aux esprits au milieu même de la compagnie dont elle était entourée, mettait l'esprit de son ami aux fers. Était-ce quand il composait près d'elle ses belles pages du Tableau naturel? On ne comprend pas davantage comment madame de Lusignan , chez qui il composa une partie du même ouvrage , coupait son esprit en deux. Était-ce pour en retenir sur la terre au moins l'un des deux ? Madame de Coislin, car c'est d'elle qu'il s'agit au n* 6, en dépit de l'orthographe, jouait un rôle plus dangereux encore pour l'esprit de Saint-Martin : elle le détachait du monde céleste où il avait jeté racine , eH grattant le sol sous la racine même. Madame la duchesse de Bourbon, nommée la dernière, se bornait du moins à

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