‹ Saint-Martin, le philosophe inconnu, sa vie et ses écrits, son maitre Martínez et leurs groupes d'après des documents inédits (volume 2)Chapitre 134 sur 266 · DANS LE SPIRITUEL · texte numérisé non relu

DANS LE SPIRITUEL

phie ; il y a une terre végétale divine, qui est TEsprit- Saint...

a Vous voyez que nous avons sûrement (?) les mêmes notions et les mêmes idées sur cela. Quant à la possession de cette terre sainte, je ne puis vous indiquer aucun moyen d*y parvenir que ceux ci-dessus et dont je vous ai amplement parlé dans toute notre correspondance. C'est là où je vous renverrai toujours, pour que vous vous consacriez tellement à chercher Dieu que vous n'attendiez rien que de lui. »

En désespoir de cause, le baron aux abois fait intervenir deux autorités à Tappui de son goût pour le physique.

La première, ce sont quelques anciens amis de BAle très-avancés, à sa grande surprise, dans la théorie et dans la pratique des communications sensibles.

La seconde autorité qu'il produit en faveur de ses idées sur les communications sensibles, c'est la relation écrite par Lavater d'un voyage qu'il avait fait à Copenhague pour y prendre connaissance de faits très-merveilleux qui s'y passaient, selon ses amis, le prince de Hesse et le comte de Bernsdorf. Le document était singulièrement choisi. Ce triste épisode de la vie de Lavater ayant très-justement afiligé sa famille et ses amis, un ami tel que Liebisdorf devait s'interdire d'y puiser. Mais dans sa disette d'arguments, il ne recule pas devant ime sorte de profanation, et emprunte à la relation du célèbre théosophe de Zurich précisément ce qu'il y a de plus étrange. Il est vrai que pour lui c'en sont les trois faits les plus frappants.

Le premier, c'est que l'École du Nord avait des mani-

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