‹ Saint-Martin, le philosophe inconnu, sa vie et ses écrits, son maitre Martínez et leurs groupes d'après des documents inédits (volume 2)Chapitre 166 sur 266 · UN EXCELLENT MARIAGE · texte numérisé non relu

UN EXCELLENT MARIAGE

Doissance, et je suis bien persuadé que nous aurions fini par y arriver si nous l'avions conservé plus longtemps ; mais à peine avions-nous commencé à marcher ensemble que la mort nous Va enlevé. »

Ici les souvenirs de Saint -Martin se confondent. Quand Martinez quitta la France pour aller mourir à Saint-Domingue, Saint-Martin, après l'avoir suivi pendant plusieurs années, s'était singulièrement éloigné de lui.

(( 11 résulte de tout ceci que c'est un excellent mariage à faire que celui de notre première école et de notre ami Bœhme. C'est à quoi je travaille, et je vous avoue franchement que je trouve les deux époux si bien partagés l'un et l'autre, que je ne sais rien de plus accompli. Ainsi prenons-en tout ce que nous pourrons ; je vous aiderai de tout mon pouvoir. »

Rien de plus étrange que ce retour du théosophe instruit aux errements d'un tjiéurgîste égaré. En général, on voit par cette correspondance qu'il y a, dans le fond , un autre Saint-Martin beaucoup plus mystique que celui qui s'est fait connaître dans ses écrits livrés au public ; beaucoup plus enclin aux doctrines ésotériques et même au commerce des esprits, qui est le but pratique, le but essentiel de ces doctrines.

Toutefois, le patriotisme terrestre du théosophe l'emporta encore une fois sur ce goût de la patrie céleste, et les plus belles solutions qu'il put trouver dans ses études spéciales, il eut hâte de les offrir encore une fois comme le grand remède au mal du temps, à l'état d'épreuves et d'incertitudes où il voyait son pays. 'Cet état devait prendre une fin glorieuse : telle était sa plus ferme con-

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