‹ Saint-Martin, le philosophe inconnu, sa vie et ses écrits, son maitre Martínez et leurs groupes d'après des documents inédits (volume 2)Chapitre 181 sur 266 · LES SIGNES · texte numérisé non relu

LES SIGNES

nous-mêmes exercer notre privilège qu'envers des êtres intelligents : les animaux que nous stylons ne font jamais autre chose que nous répondre. Jamais ils n'auraient rien provoqué dans Tordre si borné où nous nous renfermons avec eux. Lorsque des hommes trèscélèbres ont voulu plaider la cause des animaux, et ont prétendu que leur privation en ce genre ne tenoit qu'à leur organisation, et que s'ils étoient autrement conformés, op ne leur trouveroit aucune différence d'avec nous , tout ce qu'ils ont dit par là est , en dernière analyse, que si l'homme étoit une bête, il ne seroit pas un homme , et que si la bête étoit un homme, elle ne seroit pas une bête. »

Malheureusement, et comme si cette fois. encore il voulait empêcher ses juges de lui donner leurs sympathies, l'auteur jette à l'Institut quelques-unes de ces paroles de critique que n'excusent suffisamment ni l'&ge mûr d'un concurrent lii la liberté d'aucun temps.

« C'est après avoir subordonné les idées à ces signes factices et fragiles, diUl, que nous en sommes venus à croh*e qu'elles n'avoient pas d'autre base, et que par conséquent l'art de ces signes factices devoit être le principal objet de nos études ; qu'il devoit être notre règle souveraine, et que si nous pouvions parvenir à le perfectionner, nous nous emparerions tellement du domaine des idées, que nous régnerions souverainement sur elles ; et que leur mode, leur caractère et leur formation seraient entièrement dans notre dépendance, comme le sont les substances de toute espèce, que nous soumettons journellement au mécanisme de nos manipulations. En un mot, c'est ce qui a enfanté la ques-

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