‹ Saint-Martin, le philosophe inconnu, sa vie et ses écrits, son maitre Martínez et leurs groupes d'après des documents inédits (volume 2)Chapitre 207 sur 266 · LES DEUX · texte numérisé non relu

LES DEUX

mysticisme, à la théosophie, à la thémrgie elle-même. Il faut donc, pour nous en rendre raison, examiner cette Tie sous le point de yue de ces aspirations et de ces tendances, de tout cet ensemble d avantages, de dons spirituels et de moyens extraordinaires, qui ne sont que des prétentions pour le sceptique , mais qui sont les plus grandes des réalités, si ce n'est les seules, pour Tinitié et même pour le simple adepte.

n ne peut point entrer dans ma pensée de juger, à propos de la vie d'un seul , tout le mysticisme, toute la théosophie et toute la théurgie. Ce qui seul doit être mon dessein, c'est d'apprécier le rôle que ces trois puissances ont joué dans cette vie, autant que me le permettra la variabilité de la pensée de celui qui m'occupe, pensée humaine sans doute, très-imparfaite et trés-personnelle, mais pensée hardie, généreuse et pure, pensée que j'aime, et à qui je ne mesure pas mes respects aux sévères exigences d'une critique absolue, sachant bien qu'on n'est jamais assez juste, même pour l'homme le meilleur, quand on n'est pas trop bienveillant.

Le mysticisme allant au delà de la science positive et de la spéculation rationnelle, a tout autant de formes diverses qu'il y a de mystiques éminents. Mais sous toutes ses formes il a deux ambitions qui sont les mêmes : celle d'arriver dans ses études métaphysiques jusqu'à l'intuition, et dans ses pratiques morales jusqu'à la perfection. La science la plus haute et la moralité la plus haute, voilà en deux mots ce qu'il cherche, ce qu'il a la volonté bien arrêtée de conquérir, et la prétention, sinon d'enseigner, car ses conquêtes ne s'enseignent guère, du moins de laisser entrevoir.

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