‹ Saint-Martin, le philosophe inconnu, sa vie et ses écrits, son maitre Martínez et leurs groupes d'après des documents inédits (volume 2)Chapitre 32 sur 266 · D£ FOURNIE · texte numérisé non relu

D£ FOURNIE

et que tout ce que j'entendais dire concernant Dieu, Jésus-Christ et ses Apôtres, fût aussi des réalités. Environ dix- huit mois s'écoulèrent dans toute l'agitation que me causaient ces désirs, et alors Dieu m'accorda la grâce de rencontrer un homme qui me dit familièrement : « Vous devriez venir nous voir, nous sommes « de braves gens. Vous ouvrirez un livre, vous regar- « derez au premier feuillet, au centre et à la fin, lisant tt seulement quelques mots, et vous saurez tout ce qu'il « contient. Vous voyez marcher toutes sortes de gens « dans la rue ; eh bien! ces gens-là ne savent pas pour- « quoi ils marchent, mais vous, vous le saurez. »

a Cet homme, dont le début avec moi peut sembler extraordinaire, se nommait don Martinets de Pasquallys.

<( D'abord je fus frappé de l'idée que l'homme qui m'avait parlé était un sorcier, ou même le diable en personne. A cette première idée en succéda bien vite une autre à laquelle je m'arrêtai : « Si cet homme est « le diable, me disais-je intérieurement, donc il y a un « Dieu réel, et c'est à Dieu seul que je veux aller ; et « comme je ne désire qu'aller à Dieu, je ferai autant « de chemin vers Dieu que le diable croira m'en faire a faire vers lui-même. » De sorte que j'allai chez M. de Pasquallys, et il m'admit au nombre de ceux qui le suivaient.

fi Ses instructions joumaUères étaient : de nous porter sans cesse vers Dieu, de croître de vertus en vertus, et de travailler pour le bien général. Elles ressemblaient exactement à celles qu'il parait, dans l'Évangile, que Jésus^Christ donnait à ceux qui marchaient à sa suite,

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