LA CLEF DE LA SCIENCE
tieux ; car c'est Tuniversoù nous sommes engagés, Tuni- Yers où nous ne sommes qu'un atome, qui nous explique ; ce n'est pas Fatome, ce n*est pas l'homme qui explique l'univers. Mais d'abord Saint-Martin dédaigne réellement le paradoxe, quand même en apparence il semble l'aimer et, qui plus est, le prodiguer. Sa pensée n'est pas toujours vraie, mais il n'est rien de plus sérieux ni de plus sincère que sa pensée. Ensuite, celle qui forme le fond de son nouveau travail se prête réellement au plus bel enseignement du monde au moyen d'une simple explication.
En effet , nos facultés internes et cachées , dit Saint- Martin, sont les vraies causes de nos œuvres externes. Cela est facUement démontré. Eh bien , de même dans l'univers entier ce sont les puissances internes qui sont les vraies causes. La cause primitive des phénomènes externes est une puissance interne, et il est aisé de voir que l'étude de l'homme donne la clef de la science des choses. C'est que, loin de vouloir nous cacher la vérité, du moins les vérités fécondes et lumineuses qui sont l'aliment de l'intelligence humaine , loin de vouloir les dérober à nos regards , Dieu les a écrites dans tout ce qui nous envhronne. Il les a écrites dans la force vivante des éléments, dans l'ordre et l'harmonie de tous les phénomènes du monde. Mais il les a écrites beaucoup plus clairement encore dans ce qui forme le caractère distinctif de l'homme. Or, s'il a tant multiplié à nos yeux les rayons de sa propre lumière, ce n'est pas, certes, pour nous en interdire la connaissance. Au contraire. Aussi, étudier la vraie nature de l'homme et induire des résultats que donne cette étude la science