LAUZUN
faire faire un grand chemin ; d'ailleurs le terrain, quoique bon, n'était pas vif.
« Sa femme était fort belle; mais elle me parut, comme les autres Anglaises, avoir bien peur de perdre son douaire (?). J'ai mangé chez eux avec M. de Lauzun, M. Dutens et M. Horseley. »
Remarquons , en passant , le duc de Lauzun , fils du duc de Gontaut, et d'abord connu sous le nom de comte de Biron , qui afficha pour la reine Marie-Antoinette cette passion romanesque qui ne fit tort qu'à lui, et qui mourut sur l'échafaud en 1794, quoiqu'il eût fait d'une manière brillante la guerre d'Amérique sous les ordres du marquis de Rochambeau.
<i Je demeurais chez le prince Galitzin et Thieman, qui eurent tant de bonté pour moi que j'en ai honte.
<& Quelqu'un dont j'aurais, je crois, tiré meilleur parti si j'en avais eu le temps, était M. de Woronsow, ambassadeur de Russie à Londres. Il me fit aussi beaucoup de poUtesses, et dans le peu de conférences que nous eûmes ensemble je trouvai en lui un fort bon esprit.
a J'aurais plusieurs notes à faire sur les Russes dans ce recueil, dans lequel mon portrait est un peu lié à celui des autres. »
On le voit, en apparence Saint-Martin portait ses vues de conquêtes dans la sphère aristocratique et n'y appréciait qu'une seule chose, la susceptibilité qu'il y trouvait pour ses objets.
Toutefois, en réalité, il était beaucoup moins exclusif qu'il ne se dépeint lui-môme. Au besoin, il recherchait encore plus l'aristocratie de la science que celle de