‹ Saint-Martin, le philosophe inconnu, sa vie et ses écrits, son maitre Martínez et leurs groupes d'après des documents inéditsChapitre 100 sur 360 · UA B · texte numérisé non relu

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de poste du dernier siècle qui trouvait que les femmes de Troyes avaient les cheveux roux, ceux de la maltresse de poste du relais de Troyes étant d’un blond animé, tous sont plus ou moins entraînés par la force des choses à ces généralisations téméraires. Saint-Martin a donc pu très-légitimement formuler sou jugement tel qu’il a fait; car, après tout et tel qu’il est, il va fort bien à toutes les villes du monde : c’est le portrait du cœur humain pris en un moment de brouillard.

Après la sentence morale vient, éous la formule accoutumée de Saint-Martin, l’énumération des personnages principaux, ou plutôt des principales maisons qu’il a fréquentées ; car, pour lui, c’est presque toujours la famille qui est l’essentiel, c’est rarement le chef.

« Et icy, dit-il, je dois me rappeler au moins les noms de plusieurs personnes qui m’y ont intéressé ou que j’y ai vues (le nom de ma chère B... est k part de tous ces noms). »

En effet, il nomme les familles de Frank, deTurckheim, d’Oberkirch, de Baltazar, de Mouillesaux, d’Aumont, de Klinglin, de Lutzelbourg, de Saint-Marcel, Lefort, Falkenheiin, Delort, et quelques autres. Mais il fait l’énumération de ces noms uniquement parce qu’il a besoin d’en graver le souvenir dans sa mémoire ; il n’y ajoute rien ou presque rien pour nous, quoiqu’il pose un peu au fond, comme tous ceux qui rédigent leurs souvenirs.

Parmi les personnes qu’il vient de nommer, il y en a qui figurent un peu dans l’histoire locale. La baronne de Frank, à la tête de sa maison de banque, a longtemps exercé une sorte de mécénat auquel il n’a manqué qu’un Horace ; le nom de la baronne d’Oberkirch a reçu un

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