‹ Saint-Martin, le philosophe inconnu, sa vie et ses écrits, son maitre Martínez et leurs groupes d'après des documents inéditsChapitre 101 sur 360 · LES SAVANTS · texte numérisé non relu

LES SAVANTS

beau lustre par des Mémoires pleins d’esprit et d’imagination qu’a publiés son petit-fils, le comte de Montbrison ; la famille de Klinglin a joué un rôle dans quelquesunes des plus considérables révolutions du pays; celle de Turckheim, qui a figuré dans plusieurs de nos chambres législatives, a fourni dans la personne du baron Jean d’Altdorf un diplomate et un historien estimé.

En vrai militaire, Saint-Martin cite ceux des officiers de la garnison qui portaient un nom un peu distingué : Mercy, Murat (ce n’était pas le futur roi des Deux-Siciles), Tersac de Vogué, Chasseloup, d’IIauterive (ce n’était pas l’ancien condisciple, le mystique ou l’extatique ami de Saint-Martin), Laborde, etc.

Saint-Martin, dont la note est trop courte, ne mentionne parmi les savants qu’il a vus, que l’antiquaire Oberlin, le frère du célèbre apôtre du Ban de la Roche, Blessig, Haffner, le P. Ildefonse, bénédictin d’Ettenheim, et un professeur d’astronomie et de mathématiques dont il ne se rappelle plus le nom.

En vrai amateur de musique, car il cultivait le violon, il ajoute à ces savants le nom de Pleyel avec l’épithète de fameux.

A ces noms, qu’il donne la plupart altérés, qu’ils soient allemands ou français, Saint-Martin joint encore ceux de quelques étrangers plus ou moins illustres qu’il connut à Strasbourg, tels que le comte deWelsberg, ancien ministre à Vienne ; M. Wittenkof (Wittinghof, de Courlande, parent de madame la baronne de Krudener).

Au premier aspect on dirait que Saint-Martin n’est allé en Alsace que pour en visiter les familles les plus notables ; et tout ce qu’il aurait fait à Strasbourg ressem-

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