MADEMOISELLE DE SOMBREUIL
blement d’amilié que lui témoigna « sa cousine de Sombreuil. »
Cette cousine, qu’il visitera quelques années plus tard dans la terre de Sombreuil, était-ce l’héroïque mademoiselle de Sombreuil qui sauva son père au 2 septembre comme l’héroïque fille de Cazotte sauva le sien, et pour un temps seulement? Je ne le pense pas, car après sa sortie de prison , à la suite du 9 thermidor, mademoiselle de Sombreuil se réfugia à Berlin , et ne revint en France avec son mari, le marquis deYillelume, qu’en 1815.
Désormais plus libre de sa personne et maître de son patrimoine, qui d’ailleurs était médiocre, quoiqu’il comprît deux maisons de campagne, celles d’Àthée et de Chaudon, Saint-Martin projetait tantôt d’aller voir en Suisse son cher correspondant , tantôt de vivre plus souvent à Paris et à Petit-Bourg, sans parler de vœux encore plus chers à son cœur, et sur lesquels sa plume, par cette raison même, est encore plus discrète. Mais il fallut s’enchaîner à Araboise.
Saint-Martin s’y trouvait au mois de mars, ainsi qu’aux mois d'avril, juin et juillet.
Le 7 mars, il y donne deux cent soixante-dix livres à la nation pour l’équipement des trois cent mille soldats de la république.
Mais les jours étaient mauvais et le temps était à la tourmente, même à Amboise, et malgré ses dons patriotiques, son sincère dévouement aux plus purs principes et la juste prudence qu’il apportait dans ses relations, sa correspondance devint suspecte. On vient de voir les soumissions de son style intime. Ses