‹ Saint-Martin, le philosophe inconnu, sa vie et ses écrits, son maitre Martínez et leurs groupes d'après des documents inéditsChapitre 153 sur 360 · L ESPRIT DL' MONDE · texte numérisé non relu

L ESPRIT DL' MONDE

dire, plus d’attraits au milieu des arides travaux de la science que dans les solitudes enchantées de la campagne.

« Je crois bien, » dit-il à son correspondant, qui était si heureux de lui avoir fait connaître le général Gichtel et sa céleste épouse, — « je crois bien, lui dit-il, avoir connu celle dont vous me parlez, non pas aussi particulièrement que lui. Mais lors du mariage (projeté) dont je vous ai parlé, il me fui intellectuellement mais distinctement dit : « Depuis que le Verbe s’est fait chair, nulle « chair ne doit disposer d’elle-méme sans qu’il en donne « la permission. » Ces paroles me pénétrèrent profondément, et quoiqu’elles ne fussent pas une défense formelle, je me refusai à toute négociation ultérieure.... »

Aussi assure-t-il son ami que c’est toujours avec un nouveau plaisir qu’il l’entend parler de Gichtel. Seulement, comme il s’agit d’un général allemand et de secrètes alliances, il lui recommande de nouveau d’étre très-prudent dans ses lettres, très-réservé et très-net dans son langage, pour qu’on ne prenne pas le change sur les allaires mystérieuses qui en sont l’objet. Il ne fallait qu’une phrase malvenue pour devenir suspect et compromettre la liberté, sinon les jours, même d’un élu de tout un district et d’un futur maître delà jeunesse républicaine.

L’École fut ouverte à la fin de janvier. Saint-Martin, qui en avait mal auguré dès en arrivant, fut peu satisfait des débuts.

« Quant à nos écoles normales, dit-il, ce n’est encore que le spiritus mundi tout pur, et je vois bien celui qui se cache sous ce manteau. Je ferai tout ce que les

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