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à ces expédients, qui me répugnent; mais ces sortes d’ouvrages sont tellement à part des idées communes, que je ne dois pas compter sur le débit; aussi n’y a-t-il que quelques amateurs et mes amis qui puissent faire rentrer en partie mes avances, le public doit se regarder comme nul en ce genre. C’est ce qui fait que j’en fais tirer un très-petit nombre d’exemplaires. »
L’ouvrage qu’il recommande ainsi, Y Esprit des Choses, n’est pas une de scs meilleures compositions. Ce qu’il en dit lui-méme est trop vrai : « Ce n’est pas un livre, ce sont des articles cousus ensemble. » La peine qu’il se donne dans une petite introduction intitulée, Idée du plan de cet ouvrage , pour en faire converger tous les rayons vers un seul et même centre, montre bien qu’il sent, en imprimant, le besoin de tout enchâsser dans le même anneau. Mais tous ses soins ne changent rien au décousu des deux volumes ; on ne fait pas un livre avec des morceaux détachés , si excellents qu’ils soient.
Le point de vue qui domine ceux de Saint-Martin est d’ailleurs une idée profonde. « L’homme, dit-il, veut donner une raison à tout ce qu’il fait, et en trouver une à tout ce qu’il voit... Il lui faut une clarté totale que rien ne puisse voiler... Ce désir seul prouve que l'homme a en lui des aperçus de la vérité et qu’il la pressent, quelque embarrassé qu’il soit pour s’en rendre compte. »
Cette faculté supérieure et antérieure à toutes les autres est rareraentindiquée d’une manière aussi ferme, et pourtant elle a plus d’importance encore pour la question de l’origine que pour celle de la portée de notre esprit.