‹ Saint-Martin, le philosophe inconnu, sa vie et ses écrits, son maitre Martínez et leurs groupes d'après des documents inéditsChapitre 24 sur 360 · LES ILLUMINÉS · texte numérisé non relu

LES ILLUMINÉS

gnements, méritent toute confiance. L’auteur nous dit lui-même qu’on ne lui reprochera pas de parler des illuminés sans les connaître. « Je les ai beaucoup vus; j’ai copié leurs écrits de ma propre main. Ces hommes parmi lesquels j’ai eu des amis m’ont souvent édifié, souvent ils m’ont amusé et souvent aussi... Mais je ne veux point me rappeler de certaines choses. »

11 est vraiment fâcheux que, de tous ceux qui ont pris part aux travaux de l’école, l’abbé Fournie et Saint- Martin soient les seuls qui aient écrit; et le fait étrange, que des autres prêtres formés à Bordeaux ou à Paris, aucun n’ait laissé une page sérieuse sur la tradition secrète au nom de laquelle leur maître commun les avait initiés, doit être le résultat d’une sorte de convention.

Je ne classe point parmi les pages sérieuses, dignes de l’attention de l’histoire, quelques-uns de ces dialogues entre initiateurs et aspirants à l’initiation, ni de ces discours si pleins de promesses de révélations qui ne se réalisent jamais que j’ai eus sous les yeux, et qu’on fait remonter soit à des disciples de dom Martinez soit à ce maître lui-même. Je 11e nommerai, de ces obscures élucubrations, et à titre d'exception, que le soi-disant • commentaire sur les Lamentations de Jérémie; et j’ai à peine besoin d’ajouter que l’ouvrage publié, en deux volumes, par un écrivain allemand sur les Analogies que présentent les mystériologues anciens et modernes, n’offre pas plus d’intérêt. En ce qui regarde l’école de Bordeaux et Saint-Martin, l’auteur n’a consulté que le livre des Erreurs et de la Vérité.

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