‹ Saint-Martin, le philosophe inconnu, sa vie et ses écrits, son maitre Martínez et leurs groupes d'après des documents inéditsChapitre 254 sur 360 · LE I.KAM · texte numérisé non relu

LE I.KAM

nom de Jésus-Christ, » ne signifient pas autre chose que Jéhovah ou Jésus-Christ. KUes doivent leur origine à un sentimeut de culte et de respect qu’expliquent trop bien la sainteté et la majesté des personnes, pour qu’il soit besoin d’en chercher la raison. Ainsi, quand saint Pierre, dans son célèbre discours prononcé à Jérusalem suivi d’un effet si éclatant, dit du Fils de Dieu : « Celuilà est devenu la pierre angulaire (de l’édiiice), et ni dans le ciel, ni sur la terre, il n’est pas donné aux hommes d'autre nom pour être sauvé, » il est évident, pour ceux qui savent les langues, que le nom est mis ici pour la personne. Et cela est évident aussi pour ceux qui ne les savent pas; car, en ce sens seulement, la doctrine de saint Pierre est la doctrine évangélique. 11 en est de même des textes mosaïques et des textes prophétiques. Mais de cet enseignement simple et commun de tous les fidèles, les trois mystiques ne sauraient se contenter ; et à l’imitation de plusieurs de leurs prédécesseurs, ils trouvent là des choses si merveilleuses qu’ils sont tout ravis de découvertes que la science exacte n’y constate malheureusement pas du tout. Pour mon compte, si je ne consultais que mon goût ou celui du lecteur ordinaire, je m’en tiendrais là ; mais, puisqu’il s’agit de mysticisme d’une part, et de critique ou d'une scieuce pure d’autre part, peut-être quelques personnes me saurontelles gré d’être un peu plus complet. Achevons donc ce débat.

Tout le monde comprend bien qu’il ne s’agit pas en tout cela de théologie. Ce qu’il y a d’extraordinaire dans la personne de Jésus-Christ n’est pas même en question. C’est de son nom qu’il s’agit, ce n’est pas même réelle-

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