‹ Saint-Martin, le philosophe inconnu, sa vie et ses écrits, son maitre Martínez et leurs groupes d'après des documents inéditsChapitre 43 sur 360 · EXTASES · texte numérisé non relu

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la suite de plusieurs opérations, à « la connaissance physique de la cause active et intelligente. » Cela veut dire à l’intuition ou la vue de Jésus-Christ, car c’est ainsi, c’est par les mots de cause active et intelligente , que cette école théurgique désignait le Verbe, la Parole ou le Fils de Dieu. Aussi cela semble-t-il s’accorder parfaitement avec les visions de l’abbé Foumié, et bien établir que telles étaient les prétentions de l’école de dom Martinez. Mais on attribuait de plus à M. d’Hauterive la faculté ou le privilège de se dépouiller de son corps au point de le laisser là pendant ses ascensions mystiques. On ajoutait même que cette séparation avait l’inconvénient de livrer le corps à des influences dangereuses. Saint-Martin, à qui son correspondant de Berne en écrivit avec le désir d’en savoir la vérité, donna un démenti formel à ces bruits, en ce qui concernait la décorporisation, mais il passa sous silence le fond de la question, ainsi que nous le verrons en son lieu. Cette circonstance, rapprochée de la teneur des procès-verbaux des deux amis, ne me laisse pour mon compte aucun doute sur la nature de leurs aspirations et sur celle de leurs idées à cette époque. On ne prête qu’aux riches.

Je ne pense pas, toutefois, qu’ils aient aspiré à voir le Fils de Dieu, qui, sous ce rapport, ne figure pas dans la doctrine et dans les écrits de Saint-Martin comme dans le volume de Foumié. Est-ce principe, est-ce réserve? Je n’en déciderai pas ici; car cette question reviendra à sa place, et elle sera facile à résoudre quand nous serons plus avancés dans nos études sur Saint-Martin, sur sa vie et ses écrits.

Quant aux conférences des deux amis, à Lyon, une

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