LE GH AND MONDE
nous le montre bien fidèlement à cette époque, si incohérente qu’en soit la forme.
« Je dois au moins une note sur la maison de Lusignan, qui m’a comblé de bontés, soit à Paris, soit à leur terre de Châtelier en Berry. Notre correspondance intime pendant un an sans nous être vus. Notre première entrevue au château, où l’on fut furieuse (on voit que pour Saiut-Martin la maison de Lusignan est essentiellement madame de Lusignan) de m’avoir parlé comme à un vieillard, tandis que je n’avais que vingt-huit ans. Notre société de Paris, moitié spirituelle, moitié humaine (mondaine?) : les Modène, les Lauran, les Turpin , les Montulé, les Suffren, les Choiseul, les Ruffé, la respectable vieille mère Lusignan, morte en trois
heures sans jamais avoir été malade, les Puymau-
dan (sans doute les aïeux de M. le marquis de Pimodan, mort à Castellidardo), les Nieul (je conserve l’orthographe et ne mets que la ponctuation demandée absolument), les Dulau, dont le nom de la fille fait époque dans mon esprit (on voit que ce n’est pas le nom) ; les Délabre, l’abbé de Dampierre, le jeune Clermont, tué à Paris le 10 août 1792 (mots évidemment ajoutés plus tard) ; le vieux bonhomme la Rivière, MM. de NVorms et de Marjelai, M. Duvivier d’Argeuton , l’abbé Daubez, M. de Thiange, cordon rouge et maître de la garde-robe
de monseigneur d’Artois; les Crisson, le chimiste
Sage, le généalogiste Chérin, fort sur l’histoire ; les Culan , les la Cote , le sieur Rissi, lieutenant des invalides du château ; les des Écottais, la maréchale deNoailles;...
les Flavigny, les Tésan, les Montaigu, enfin la très-
fameuse famille Ricé de bombez. Sans parler des deux