‹ Saint-Martin, le philosophe inconnu, sa vie et ses écrits, son maitre Martínez et leurs groupes d'après des documents inéditsChapitre 54 sur 360 · LES OBJETS · texte numérisé non relu

LES OBJETS

Loin de lui causer des sensations pénibles, le spectacle de la mort n’est pour lui que celui d’un progrès dans la vie intérieure; c’est pour l’Ame le signal d’une véritable élévation. Aller à la mort par voie de sacrifice est de la force vraie et glorieuse.

« La maison de Pontcarré à Paris, dit-il, m’a offert le grand exemple d’une femme forte. Elle était fille de M. de La Tour, premier président d’Aix, et de mademoiselle d’Aligre. Elle s’est immolée à ce qu’elle a cru être son devoir envers ses parents, et elle a vu son terme (le ternie de ses jours terrestres) avec le calme d’un héros.

« Son mari a eu quelque part à mes objets , par la communication que lui en avoit faite d’Hauterivc, et il en avoit retiré d’assez bons fruits.

(Nous connaissons déjà le comte d’Hautcrive, cet ami de Saint-Martin dont la tradition racontait des choses si merveilleuses, et dont l’Ame, disait-elle, quittait le corps pour s’élever dans les régions suprêmes.)

« A la mort de sa femme, je le suivis à sa maison de campagne, où elle avoit voulu être enterrée dans le cimetière. J’avois été froid en voyant son cortège partir de Paris; je fus froid en voyant sa fosse. Je ne sçais pourquoi les morts ne m’attristent pas extrêmement. C’est peut-être par l’idée que j’ay eû souvent que la mort n’étoit qu’une promotion.

« Les cérémonies religieuses qui accompagnent les sépultures me touchent beaucoup davantage.

« J’ai revu, depuis, M. de Pontcarré à lloucn, et chez M. d’Ettcville près Gaillon, où je fus bien fâché de ne pouvoir rester que trois jours, parce que j’avois l’espoir (T ij défricher utilement quelque terrein. »

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