‹ Saint-Martin, le philosophe inconnu, sa vie et ses écrits, son maitre Martínez et leurs groupes d'après des documents inéditsChapitre 76 sur 360 · la raison supérieure · texte numérisé non relu

la raison supérieure

toujours un ordre apparent régner devant nos yeux. Il y a donc une force physique invisible, supérieure aux étoiles fixes, comme celles-ci le sont aux planètes, et qui les soutient dans leur espace, comme elles soutiennent tous les êtres sensibles renfermés dans leur enceinte. Joignant donc cette preuve aux raisons d’analogie que nous avons déjà établies, nous répétons que l'univers n’existe que par des facultés créatrices invisibles à la nature, comme les faits matériels de l’homme ne peuvent être produits que par ses facultés invisibles; qu’au contraire les facultés créatrices de l’univers, comme nos facultés invisibles, existent nécessairement et indépendamment de nos œuvres matérielles. »

N’est-ce pas là un ensemble d’idées propres à mettre la cosmologie dans la vraie voie, et teuir le compte qu’il faut de deux ordres de phénomènes, les unsiorcés par les lois inhérentes à la nature , les autres non forcés et dépendants de ce gouvernement suprême, qui est, après tout, la loi véritable du monde et rend seule raison de la marche finale de tout? Car, si la cause primitive, disons plus simplement, si Dieu n’a pas abdiqué, son gouvernement, son règne subsiste. Or, du moment que l’on ne reconnaît plus dans l’univers que des phénomènes forcés, à quoi notre raison y réduit-elle le règne de la raison suprême? Qu’il me soit permis de ne pas insister ici sur un ordre d’idées que j’ai un peu développées daus un autre endroit ( Philosophie de la religion, 2e vol.), mais aussi de me féliciter d’une rencontre si imprévue de mes pages avec un texte si remarquable du théosophe qui m’occupe.

En effet, ce texte prête à des inductions puissantes en

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