‹ Saint-Martin, le philosophe inconnu, sa vie et ses écrits, son maitre Martínez et leurs groupes d'après des documents inéditsChapitre 80 sur 360 · CHAPITRE X · texte numérisé non relu

CHAPITRE X

Un programme politique île l'Académie de Berlin. ' — Saint-Martin publiciste. — Son concurrent Louis Aneillon. — Son entrevue avec Bailly. — fitudes sur le magnétisme. — Son nouveau séjour A Lyon, en I78i. — L’agent de Lyon.

Nous avons vu Saint-Martin faire sa propagande dans le grand monde, mais rechercher en même temps les gens de lettres et les savants les plus illustres. Il savait qu’on ne domine que de haut, et il visait haut. La prétention de marcher soit à la tête des écrivains populaires, soit à la tête des savants ou des penseurs, il ne l’avait pas ; mais sachant bien qu’on n’agit pas sur l’opinion sans eux, taudis qu’on la gouverne réellement par eux, il désirait arriver au pubüc avec eux.

Un corps illustre entre tous semblait alors marcher à la tête du mouvement philosophique, juge plus équitable que d’autres dans les graves questions du jour, un peu influencé peut-être par ce qu’on appelait alors les libres penseurs d’Angleterre, les philosophes français et les éclaireurs d’Allemagne, mais assez indépendant encore pour conserver un jugement sain et pouvoir décerner un suffrage honorable : c’était l’Académie de

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