‹ Saint-Martin, le philosophe inconnu, sa vie et ses écrits, son maitre Martínez et leurs groupes d'après des documents inéditsChapitre 84 sur 360 · MESMER · texte numérisé non relu

MESMER

en (lisant d’Ancillon : « Il a pris ses principes et ses solutions dans les livres, » fallait-il ajouter : « Je suis peu jaloux de son triomphe? » Plus ces sortes de choses se disent, moins elles persuadent, lors même qu’elles sont vraies, comme c’était le cas ici.

Le jugement du travail de Saint-Martin n’était pas encore porté par l’Académie de Berlin, quand l’Académie des sciences de Paris fut saisie d’une question qui présentait au monde civilisé un intérêt de polémique beaucoup plus vif, la question du magnétisme animal. Les amis de Mesmer, la reine Marie-Antoinette à leur tête , avaient enfin obtenu que l’Académie examinât les faits et donnât un avis dans le débat. Mesmer était docteur de la Faculté devienne, et il avait obtenu, soit à ce titre, soit à d’autres, la protection d’une princesse qui aimait à s’affranchir, au besoin , de toutes sortes d’entraves vieillies. Bailly était de la commission chargée du rapport, et Saint-Martin, sinon enthousiaste, du moins partisan de la découverte de Mesmer, continuée et passée du domaine pathologique dans le domaine pueumatologique, portait un grand intérêt au succès des expériences tentées. 11 regardait l’ensemble des phénomènes magnétiques et somnambuliques comme appartenant à un ordre de choses inférieur, mais encore digne d’études suivies ; et il vit Bailly, pour combattre les préventions qu’il lui supposait. Bailly, qui avait été homme de lettres avant d’être homme de science, lui fit part de l’objection principale des adversaires. Il insistait sur la complicité possible du sujet mugnétisé avec le magnétiseur, et sur l’extrême difficulté de faire le départ exact entre les faits qui tiennent

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