‹ Saint-Martin, le philosophe inconnu, sa vie et ses écrits, son maitre Martínez et leurs groupes d'après des documents inéditsChapitre 90 sur 360 · IH YONNE · texte numérisé non relu

IH YONNE

nairc chrétien , la propagande de Law avait en Angleterre un succès très-éclatant. C’était celle-là même que Saint-Martin faisait en France. Elle inspira le plus grand intérêt à l’auteur du livre des Erreurs et de lu Vérité, et Saint-Martin aurait pu signer, sinon X Esprit de la prière , du moins X Appel aux incrédules , de Law, comme Law aurait pu signer les pages de Saint-Martin. Les deux théosophes se lièrent étroitement, et si Law conçut pour son noble visiteur une tendre affection, Saint-Martin cita volontiers à ses amis le nom ou les écrits de son frère d’outre-Manche.

Un ami de Saint-Martin, le comte de Divonne, ne tarda pas à compléter cette triade de fraternité mystique.

Ce fut sans doute Law qui amena Saint-Martin à M. Best, ce prophétique vieillard qui prodiguait les textes sacrés à ses visiteurs et qui prononça sur Saint- Martin des paroles si propres à faire plaisir au voyageur français. « Il a jeté le monde derrière lui, » s’écria M. Best. Et Saint-Martin, qui aimait à dire qu’il n’était pas de ce monde, qu’il n’y était venu qu’avec dispense, fut ravi de croire que ce qu’il recherchait encore avec tant de plaisir, le monde, il l’avait dès lors vaincu au fond du coeur. C’est lui qui nous le dit. Le vieillard ajouta : « Criez vers moi , et je vous enseignerai des choses grandes et sûres que vous ne savez pas. » Et le voyageur nous dit : Cela se vérifia dans la quinzaine. Mais il nous laisse ignorer la nature spéciale de cette prophétie, ainsi que le mode et les détails de son accomplissement. Saint-Martin eut-il des révélations extraordinaires , soit dans ses méditations , soit dans quelque société qu’il ne nomme pas?

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