‹ Saint MartinChapitre 2 sur 317 · X PRÉFACE · texte numérisé non relu

X PRÉFACE

Quant aux sources où j'ai puisé la substance de ce livre, les voici en deux mots. Pour la première partie, je me suis attaché au plus précieux de tous les guides, au fidèle biographe que le saint a eu le rare privilège de rencontrer de son vivant même, à Sulpice Sévère. L'autorité considérable de cet écrivain, que je n'ai cependant pas suivi aveuglément, m'a, la plupart du temps, dispensé de recourir aux historiens postérieurs : je n'ai pas négligé, toutefois, les secours que pouvaient m'apporter subsidiairement Paulin de Périgueux , Fortunat, Grégoire de Tours, Alcuin et plusieurs autres que l'on trouvera cités dans les notes. Je me suis fort peu servi des légendes, et non sans la plus grande précaution, préférant encore le risque d'être incomplet sur quelque point à l'inconvénient de faire entrer dans mon récit des éléments purement fabuleux. Pour la seconde partie, j'ai trouvé une base solide dans les écrits spéciaux de Grégoire, dans les principales chroniques de France et de l'étranger, dans les recueils de miracles et les descriptions composés à différentes époques du moyen âge, dans les délibérations du chapitre de Saint- Martin de Tours, dans les chartes et les documents de toute nature conservés aux archives nationales, aux archives d' Indre-et-Loire, aux bibliothèques de Paris, de Tours, de Bruxelles, etc. L'archéologie m'a fourni pour l'une et pour l'autre, mais surtout pour la seconde, un renfort extrêmement utile. Que de questions indécises, que de faits nouveaux ont été éclaircis dans ces pages, par une inscription lapidaire, par les ruines d'un ancien édifice exhumé du sol, par un monument quelconque

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