CHAPITRE VII
asile qu'une étroite et modeste chapelle. Mais, comme alors, la foule emplit le sanctuaire, la prière des pèlerins monte ardente et persévérante vers le ciel, et, comme alors, l'humble édicule se transformera par la force des choses en monument somptueux.
Fig. 64. — Tapiâserie du Jlontpczat cnmraenccmcnt du xvi» siècle). — Destruction d'un temple des Jaux dieux. (Voir l'Appendice sur l'illustration.)
oNsiDÉRÉE comme inslilution, l'église Saint-MarLin de Tours offrirait aussi la matière d'une histoire volumineuse et pleine d'intérêt. Elle fut primitivement un monastère, et cela, quoi qu'en dise Gervaise, bien avant l'épiscopat de Grégoire, puisque ce prélat mentionne dans ses écrits l'abbé qui la dirigeait vers l'an 520'. Ses moines habitaient un vaste cloître attenant à la façade méridionale de la basilique et communiquant avec elle; lorsque celle-ci fut agrandie, on le reconstruisit du même côté, là oii se voient
1 Hisl., X, 31; VII, 29. Gervaise, p. 285. Cf. D. Badier, op. cit. Chalmel , p. 28.