VIE PAROISSIALE. — VIE ÉCONOMIQUE RECETTES ET DEPENSES
Nous venons de parler de la vie économique de l'école paroissiale. Il faut bien parler aussi de la vie économique ou financière de la paroisse.
Dans toute vie de société, de famille et même de simple particulier, comme dans la vie des plus grands États, il faut qu'un œil attentif, servi par une main vigilante, surveille les' recettes et, plus encore, les dépenses. Il le faut pour satisfaire à la justice et aux engagements pris, il le faut pour préparer l'avenir sans le compromettre. Il faut que cette vigilance s'exerce d'une façon toute particulière, dans l'administration d'une paroisse américaine qui ne doit compter sur aucune fondation, qui a à supporter d'assez fortes dépenses et dont les revenus dépendent pour une bonne part, pour la presque totalité même, de la fidélité et de la générosité des paroissiens, du zèle et de la constante activité du clergé paroissial.
Nous avons déjà vu comment s'établit et se fonde financièrement une paroisse américaine, et, dans l'espèce, la paroisse Saint-Mathieu. On se rappelle le premier état financier de la nouvelle paroisse, au 1er janvier 1907.
Il faut maintenant regarder comment la mênie paroisse vit et se tire d'affaires. Et rien ne pourra
mieux aider à voir exactement que de rapporter les chiffres précis d'un ou même de deux bilans financiers, pour deux années ordinaires. Lorsqu'il est question de finances, aucune considération, aucun exposé même ne vaut sans des chiffres bien établis et bien contrôlés.
Voici donc le bilan financier pour l'année 1914, de la paroisse Saint-Mathieu :
Recettes :
Rente des bancs $6036 . 30
Collectes à l'église . 2490.43
Contributions scolaires 1285.65
Organisations 2817 .21
Congrégations et sociétés 857 .05
Don de M. F.-A. Sayles 1000.00
Quêtes aux retraites annuelles 192 .82
Quêtes pour collectes diocésaines 309 .20
Sources diverses 359 . 89
Total $15,348.55
L'item " organisations ", que tout le monde comprend aux États-Unis, renferme les recettes provenant de festival, pique-nique, parties de cartes, concours, séances dramatiques, auxquels il faut avoir ingénieusement recours pour grossir un peu les recettes paroissiales.
Voici, maintenant, l'exposé des dépenses, pour la même année 1914 :
Dépenses •
Honoraires des prêtres $1,400 . 00
Honoraires des institutrices 1,725 .00
Cathédraticum 301.82
Caisse ecclésiastique 20 . 00
Organiste 600.00
Sacristain 624 . 00
Pour sanctuaire 375 . 17
Charbon 622 .76
Eau 75.16
Gaz et électricité 271 . 76
Menuiserie 35 . 75
Plomberie 122.61
Autres travaux 330 . 64
Taxes. . . ^ 144 , 50
Primes d'assurances 213 . 17
Ameublement, église et presbytère 150.45
Ameublement, école et couvent 363 . 99
Intérêts 2,419 . 82
Collectes diocésaines 309 . 20
Paiement sur dettes 5,242 . 00
Total $15,347.41
Pour faire voir que ce bilan n'a pas été choisi comme celui d'une année plus favorisée, mais qu'il est plutôt ordinaire, voyons celui de 1916 :
Recettes :
Rente des bancs $7,013 . 60
Collectes pour l'église 6,661 . 15
Contributions scolaires 1,346.90
Organisations 1,761 . 72
Congrégations et sociétés 1,600 . 00
Retraites et missions (net) 516.31
Collecte pour missions nègres et indiennes 26 . 61
Collecte de Pâques 100 . 00
Collecte Vendredi-Saint 7 . 06
Collecte Pentecôte 75 . 00
Collecte pour Saint-Père 62 . 60
Collecte pour collège et université 41 . 20
Sources diverses, casuel, etc 534.93
Total $19,747.08
Voici maintenant les dépenses pour la même péririode :