INTRODUCTION. XV
publiés la plupart en Allemagne, dans cette officine attitrée de toutes les hypothèses antireligieuses et anti-sociales.
Nous n'en voulons pour preuve que certains ouvrages récemment consacrés à sainte Mathilde.
Prenons comme exemple un des plus sérieux en apparence et des plus modérés dans la forme, le livre de Jaffé(/^/e de la reine Mathilde^^erlin, 1857), réédité tout dernièrement, avec de nouveaux commentaires, par Wattenbach (Leipzig, 1891).
Et d'abord, l'auteur n'admet pas la sainteté: pour lui, il n'y a pas de saints ; sainte Mathilde n'est plus que la reine Mathilde, et il semble prendre à tâche, dans son Introduction, de démontrer qu'elle n'a jamais été autre chose. Puis il n'admet que sous toutes réserves — ou même pas du tout — le témoignage des contemporains de la sainte, ou de ceux qui ont vécu moins d'un siècle après elle; ces gens-là, évidemment, n'avaient pas le sens critique, ni, peut-être même, le sens commun I Enfin il condamne comme apocryphes tous les textes qui pourraient être en contradiction avec sa manière de voir»
On avouera qu'avec de semblables procédés