‹ Saint MathildeChapitre 15 sur 43 · INTRODUCTION. XIX · texte numérisé non relu

INTRODUCTION. XIX

Saxon, habitait Nordhausen, où la sainte était venue souvent et où se trouvaient des témoins de sa vie. Mais on doit pourtant se méfier de lui, à cause de sa tendance à imiter ses devanciers, les auteurs de biographies sacrées ou de traités religieux, comme Boèce, Prudence, et d'autres, à emprunter des vers de Virgile, ou de Térence, pour orner son style ; ce qui est plus grave encore, on trouve de véritables plagiats : tout le début, avec ses affirmations de véracité, est littéralement copié dans Sulpice Sévère, et bien d'autres passages dans la suite. En réalité, Fauteur ne devait pas beaucoup connaître la vie de son héroïne ; auraitil, sans cela, utilisé, comme il Ta fait, la Vie de sainte Radegonde^ par Venantius Fortunatus? » Et le critique appuie sa démonstration en citant des passages exactement pareils, dans les deux auteurs, sur les bonnes œuvres de la reine, sur sa sainteté, sur ses miracles. « On ne doit pas dire que, ces deux vies offrant une grande ressemblance entre elles, les narrateurs ont pu se rencontrer, ou encore, que le second pouvait emprunter les termes du premier.... Il y a également à relever des naïvetés, des anachronismes, des

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