INTRODUCTION. XXI
une Vie plus ancienne, si ce dernier manuscrit n^avait fini par être découvert . Le nouveau biographe ajoute des discours, rectifie en apparence certains faits^ et omet surtout ceux qui intéressent les Otton, pour lesquels a été écrite la première biographie, tandis qu*il en ajoute d'inédits, toujours à la gloire et en Thonneur de la nouvelle branche régnante des Henri de Bavière. Cette préoccupation domine en réalité Toeuvre tout entière et doit nous la rendre suspecte. »
Le critique allemand s'égaye volontiers de la façon dont les visions prophétiques de la sainte sont exploitées en sens divers par les deux biographes; chez Tun, elle prédit la grandeur des Otton, chez l'autre, celle des Henri, et toujours avec une insigne maladresse. «Donc, s'il faut se méfier de l'ancienne biographie, on doit suspecter encore plus la seconde, qui, quand elle ne copie pas la première, ne s'en écarte que pour des raisons d'intérêt dynastique. L'une et l'autre ne peuvent guère que nous fournir un exemple de la manière dont procédaient les historiographes de cour à l'époque des empereurs saxons*. »