INTRODUCTION. XXIII
Ces objections, que le critique allemand veut bien prévoir, nous nous bornerons à les résumer en quelques lignes, laissant au public impartial et intelligent le soin de les développer ou de les compléter.
Reconnaissons d'abord que Jaffé, en traduisant la Biographie ancienne, récemment publiée dans les Monumenta Germanise^ a rendu un réel service à tous ceux de ses compatriotes que peut intéresser la vie de sainte Mathilde. Le texte latin, dans la collection des Monumenta^ n'est guère abordable pour le grand public, et l'on doit se féliciter, même en dehors de l'Allemagne, d'avoir ainsi ce document sous la main, dans une traduction exacte, facile à se procurer. Les BoUandistes ne connaissaient que la Vie la plus récente (celle qui fut rédigée vers IOI2 sur l'ordre de saint Henri), et nous sommes d'accord avec le critique allemand pour admettre que la Vie ancienne a dû servir souvent au second biographe ; elle semble donc mériter toute notre attention.
Mais ce n'est pas une raison pour révoquer en doute la véracité de l'historien le plus récent, qui vivait, nous l'avons dit^ une trentaine d'années après la mort de la sainte ^ Les BoUan-