‹ Saint MathildeChapitre 23 sur 43 · INTRODUCTION. XXVII · texte numérisé non relu

INTRODUCTION. XXVII

duites en certaines circonstances d'une manière identique, que les mêmes sentiments aient produit, à quelques siècles d'intervalle, les mêmes vertus, les mêmes effets? Et dès lors pourquoi le second historien se serait-il interdit de relater ces vertus et ces effets dans les termes même qu'avait employés le premier? Nous ne le ferions pas, assurément^ aujourd'hui; nous trouverions moyen de rhabiller, d'amplifier, de démarquer le texte du devancier, — et nous pourrions paraître ainsi originaux. On était plus naïf au moyen âge.

Mais, sérieusement, nous ne voyons pas en quoi ces prétendus plagiats peuvent infirmer l'autorité de témoignages reconnus valables jusqu'ici, et que les contemporains n'ont point songé à incriminer. Faisons comme eux : acceptons pour ce qu'elle vaut la parole de ces braves gens (des moines, selon toute apparence, — d'où la grande colère des critiques allemands!), et profitons de tous les renseignements qu'ils nous donnent, en nous bornant à les rectifier sur les points où ce sera possible, mais sans avoir la prétention de savoir mieux qu'eux-mêmes ce qui s'est passé de leur temps !

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