INTRODUCTION. XXXI
relie que Dieu semble avoir placés à dessein sur les hauteurs pour mieux éclairer le monde ! Il y a plus : on peut dire que les saints qui sont nés sur les marches d'un trône ou dans le luxe des palais et des châteaux ont eu, du moins à nos yeux, plus de mérite à se dépouiller du vieil homme pour revêtir cette nature nouvelle, pour se donner tout entiers à Dieu et au prochain, et que, par conséquent, Féclat de leur sainteté ne peut que frapper beaucoup plus vivement ceux qui le contemplent sans parti pris. Un saint Louis, un saint Henri, une sainte Hélène, une sainte Mathilde, un saint François d'Assise, et tant d'autres, n'ont peut-être pas plus de mérite aux yeux de Dieu, en foulant aux pieds toutes les pompes et toutes les jouissances qui les sollicitaient, que le dernier mendiant qui a su sanctifier sa pauvreté, son ignorance, ses maladies : en tout cas, il ne nous appartient pas de nous pro»
noncer sur ce point, ni d'établir des rangs parmi ceux que Jésus-Christ a désignés pour former son escorte dans son triomphe éternel; mais nous pouvons affirmer que la vie des saints de haute lignée, destinés par lemc