‹ Saint MathildeChapitre 37 sur 43 · I . Victor Hugo, Prière pour tous · texte numérisé non relu

I . Victor Hugo, Prière pour tous

a. Rappelons-nous un détail tjpique signalé par un de^ ses biographes : cette provision de cierges qu'elle arait soin d'emporter avec elle en Toyage, pour en distribuer, sur son passage, aux églises et aux chapelles qui pouvaient en manquer.

cher au cœur de sainte Mathilde, celui pour lequel il semble qu^elle ait tenu à être le plus généreuse et à montrer le plus de sollicitude (défendrons-nous aux saints d^avoir des préférences, surtout de ce genre?...), c^est celui de Quedlinbourg, celui dont Téglise renfermait le tombeau de son époux et devait un jour posséder le sien. Il existait déjà, antérieurement au règne d'Henri I*', mais à Windhausen (Winedhusen), et, comme on Ta vu plus haut, le roi et la reine se mirent d'accord avec les princes et le clergé pour le faire transférer à Quedlinbourç (Quidilingaburg) \ On a vu aussi que ce transfert ne se fit pas sans difficulté, au moins du côté de Tabbesse, qui pouvait avoir ses raisons pour préférer la résidence un peu sauvage de Windhausen. Il nous semble inutile d'insister sur la tendresse toute naturelle de Mathilde pour ce couvent de Quedlinbourg ; la reine lui donna, plus tard, pour abbesse sa propre petite-fille, appelée Mathilde comme elle, et qui parait avoir suivi ses traditions de vertu et de piété. Ce couvent, quoique transféré ou transplanté d'un autre endroit, était en réalité l'œuvre de la sainte, et l'on comprend que l'un de ses biographes lui en ait attribué purement et simplement la fondation. D'après les témoignages les plus certains, c'était moins un couvent, tel que nous l'entendons aujourd'hui, qu'une maison religieuse pour les dames et les demoiselles laïques qui désiraient s'instruire et

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