INTRODUCTION. IX
nous resterions au-dessous de la vérité, car la vertu d'une femme si illustre surpasse toutes les ressources de notre faible talent. Qui pourrait, en effet, exposer dignement le soin vigilant qu'elle employait à s'occuper du culte divin? Chaque nuit, sur tous les modes et de toute manière, elle remplissait sa cellule de la mélodie des cantiques divins. Car elle avait une cellule tout près du temple, où elle prenait un peu de repos, et d'où elle se levait toutes les nuits pour entrer dans l'église; et là, elle chantait tout comme les chantres et les chanteuses dans leurs cellules ou en dehors, ou lorsqu'ils forment des groupes de trois dans la rue pour louer et bénir la clémence divine. Elle restait ainsi dans l'église, persévérant dans les veilles et les prières, et attendait la solennité de la messe.
« Sa libéralité envers les pauvres et les étrangers. — Puis elle recevait les plaintes des malades, d'où qu'ils vinssent; elle allait visiter les plus voisins, leur fournissait le nécessaire et tendait ensuite la main aux pauvres; elle accueillait avec une extrême générosité les étrangers qui ne cessaient d'affluer près d'elle, elle ne renvoyait jamais personne sans un