‹ Saint MathildeChapitre 7 sur 43 · X INTRODUCTION · texte numérisé non relu

X INTRODUCTION

souffle d'amabilité*; elle n'en laissa presque jamais aucun sans lui accorder quelques présents ou au moins les secours nécessaires.

(( Bien qu'elle exerçât ces œuvres nuit et jour avec une grande humilité, elle ne perdait rien pour cela de sa dignité royale; et, comme il est écrit, bien qu'elle fût assise en reine au milieu du peuple qui l'entourait toujours et partout, elle n'en était pas moins la consolatrice des affligés. Elle donna aussi à ses domestiques et à ses suivantes une éducation soignée, leur enseignant des arts divers et même les lettres. Car elle-même était lettrée, et s'instruisit d'une façon brillante après la mort du roi*.

« Donc, si je voulais raconter toutes ses vertus, le temps me manquerait ; quand même j'aurais l'éloquence d'Homère ou de Virgile, cela ne me suffirait pas. Elle mourut ainsi le second jour avant les ides de mars, pleine de

I . La prose de ce moine est souvent barbare et même un peu obscure; mais on y trouve parfois des expressions poétiques et originales, comme celle-ci : sine afflatu blando^ et quelques autres.

a. L'auteur ignore, ou a oublie que Mathilde avait déjà reçu, dès sa jeunesse, au couvent d*Hervord, une éducation très soignée. On peut admettre, cependant, qu'elle la développa encorei une fois qu'elle fut veuve.

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