DEBUTS DU PERE GEORGES-MARIE LATOUR 63 CHAPITRE VIII
Débuts du Père Georges-Marie Latour
À l’époque où le R.P. Georges Marie Latour prenait en mains la direction de l’école Saint-Michel, il ne restait plus que cinq années avant la date du cinquantenaire. Si court que soit ce laps de temps, il est d'autant moins possible de le laisser dans l'oubli, que le jeune et entreprenant principal en a profité déjà cour faire de grandes et belles choses. Pour ne pas éffaroucher sa rare modestie, je ne parlerai que de ce que tous les visiteurs ont le loisir de connaître et d'admirer.
“A tout seigneur tout honneur” dit le proverbe. Ce fut donc la chapelle du Maître et Seigneur qui fut l'objet de ses premiers soucis. Déjà en juillet 1938, alors qu’il n’était que l'assistant du principal, il avait entrepris la construction d’un magnifique autel surmonté d’un imposant baldaquin suivant les plus strictes exigences de la sainte liturgie, puis il le vêtit des plus riches parures. Ensuite il remplaça petit à petit les chasubles raides et étriquées d'autrefois par des ornements amples et souples si appréciés de nos jours. Pour répondre aux besoins d’une communautés d’'Oblats plus nombreuse, il réussit, malgré l’étroitesse du sanctuaire, à construire deux autels latéraux en logeant les statues dans la paroi. Puis il reblanchit les murs et vernit bancs et parquet. Enfin pour la sécurité de cette chapelle intérieure, il remplaça par une couverture ininflammable le toit en bardeaux que les flammèches de la cheminée pouvaient consumer en quelques instants.
HN rajeunit aussi l’aspect intérieur de la maison que quinze années d'existence avait quelque peu défraîchi, en repeignant les murs et les plafonds et en vernissant les planchers. Ce travail ne se fit pas dans l’espace d’une saison, mais se poursuivit pendant une période de cinq ans. Enfin voulant joindre l’utile à l’agréable, il fit installer dans les principales salles de l’école l'éclairage au gaz néon.
La rareté des matériaux de construction occasionnée par la guerre, ne lui permit pas d’entreprendre des bâtisses considérables. Cependant, par suite de l'effondrement de l’ancien caveau, l’urgence l'obligea à construire une cave en béton pour emmagasiner sa réserve de légumes. Il y ajouta aussi un bûcher à proximité de la cuisine pour le bois destiné au four et au fourneau. Du côté des garçons, il adossa à l'édifice principal un long appentis pour y installer les bains hygiéniques de chaleur.
La ferme et la basse-cour n'étaient pas oubliées. Après avoir été soigneusement nettoyé et désinfecté, le poulailler abandonné depuis deux ans fut repeuplé d’une nouvelle race de poules le