DEBUTS DU PERE GEORGES-MARIE LATOUR
8 octobre 1940; puis, dans la suite, de bandes de dindons et de pintades.
Au mois d'avril 1943, le principal fit l'acquisition d’un troupeau de moutons et, quelques mois plus tard, il y ajoutait seize chèvres et un bouc. Ces derniers, payés par le bureau, étaient simplement confiés à la garde de l’école pour être plus tard distribués aux Indiens. .
L'éducation des enfants n'était pas négligée. D’après les directives du bureau, de nouvelles méthodes furent inaugurées dans le but de réveiller leur initiative personnelle, d’exciter leur émulation et de leur donner de solides notions techniques.
La musique reçut un renouveau de vitalité. Dans les débuts de l’écoie, durant une période c.itique, un commissaire du bureau des Indiens, voyant figurer sur la liste du personnel un maitresse de musique et de chant, demandait candidement si cela était bien nécessaire et s’il ne valait pas mieux S'en passer. Il oubliait sans doute que la musique adoucit les moeurs. En tout cas, on ne tint pas compte de sa suggestion et, depuis le début jusqu'à nos ours, la musique et le chant furent toujours à l’honneur à l’école Saint-Michel. Le P. Latour s’y intéressa d’une manière toute spéciale et trouva dans son personnel de généreux collaborateurs. Il ressuscita la fanfare, morte depuis de longues années et la fit progresser d’une manière étonnante. Il encouragea aussi la formation d’une “rythm band” d’harmonicas parmi les jeunes filles.
Il donna un essor nouveau au chant, surtout au chant d'église. Les enfants apprirent rapidement le chant grégorien et le rendirent avec une rare précision chaque dimanche aux offices. De plus, suivant le désir de son Supérieur Général, il réussit, avec la collaboration de la Soeur Directrice, à adapter les paroles des cantiques en langue crise à des mélodies mieux appropriées et plus conformes aux directives du saint-siège. La chorale de Saint-Michel les exécuta avec une telle perfection qu’elle mérita de les voir enrégistrer sur des disques phonographiques.
Ayant p ofondément gravé dans sa mémoire cet axiome: “Mens sana in corpore sano”, il fut un grand promoteur des exercices physiques, il encouragea les sports, organisa des équipes de +allon, de balle au camp et de gourets qu’il envoie se mesurer avec les équipes d’rlentour. «ont ils sont actuellement les champions.
En un mot il maintient l’école dans un haut degré de prospérité. Pour remédier à la rareté du foin naturel, il a semé du foin artificiel et des plantes fourragères. Pour suppléer aux rationnements imposés par la guerre, il a intensifié sa culture des légumes. Pour se procurer des fonds nécessaires à l'entretien de l’école, il a recours à l'élevage du bétail et la culture des champs.
Le 31 décembre 1943 l’école Saint-Michel compte cent quatre
vingt pensionnaires jouissant tous d’une parfaite santé.
Mais nous touchons à l’année jubilaire. Arrêtons là cette nomenclature courte et sèche. Bien que forcément incomplète, elle présage une nouvelle ère de progrès et de prospérité pour ce second demi-siècle qui commence pour elle.
Au principal, nous souhaitons bon courage. “Duc in altum”.
CHAPELLE INTERIEURE de l’Ecole Saint-Michel
LES AUXILIAIRES ol