CHAPITRE I
Les Pourparlers
Au mois de juillet 1890, monseigneur Grandin, évêque de Saint-Albert se rendait à Ottawa dans le but de plaider la cause des écoles indiennes catholiques de son vaste diocèse et de réclamer sa quote part des fonds destinés aux fins scolaires par le gouvernement. Cette fois ses Gémarches, appuyées en hauts lieux, ne furent pas vaines et inutiles. Le 5 septembre 1890, dans une lettre qui lui annonçait le redressement de certains griefs, l'honorable M. Edgar Dewdney, surintendant général des affaires indiennes, lui disait ceci: “Je vais aussi recommander à mes collègues l’opportunité d'établir une école industrielle dans le diocèse de Votre Seigneurie et, d’après la connaissance que j’ai de ce pays, je leur suggérerais la localité que vous mentionnez vousmême, c’est-à-dire Duck-Lake, comme étant un centre bien choisi pour son emplacement, d'autant plus que la voie ferrée vient d’être achevée dernièrement jusqu’à ce point.”
La division du diocèse de Saint-Albert et la création du vicariat de Saskatchewan, l’année suivante, arrêétèrent momentanément toutes les négociations nécessaires pour obtenir la prompte mise en exécution de cette promesse.
Le nouveau vicaire apostolique, Mgr Pascal, sacré en France, arriva à Prince-Albert le 6 octobre 1891. Une de ses premières préoccupations fut de rappeler au surintendant des Affaires Indiennes la promesse qu'il avait faite à monseigneur Grandin. Le 18 janvier 1892, on lui répondit que M. Hayther Reed ne l'avait pas oubliée, qu’il avait même fait inscrire une petite somme, pour coinmencer, dans les évaluations de l’année, mais qu'il jugeait préférable de débuter par un simple “boarding school”.
Un simple pensiannat! J# gouvernement faisait-il déjà
Mgr ALBERT PASCAL, ©. M. I.
Premier évêque de Prince-Albert.