‹ Saint Nicholas IerChapitre 36 sur 104 · Mansi, XV, 682. — Hard, V, 58o · texte numérisé non relu

Mansi, XV, 682. — Hard, V, 58o

3. Ep. Nicolai ad Hincmarum et Carolum Calvum, Mansi, t. XV, n**' 29 et 3i, 28 et 82, 33 et 3o; Migne, cp. Nicolai, n°' 34 et 37, 33 et 35, 38 et 36.

il ajouta que, quand même Rotliade n'aurait pas invoqué la juridiction papale, l'affaire devait être portée à Rome, et il excita les ëvêques contre l'extension arbitraire que prenait la juridiction du métropolitain. « Savez-vous si ce qui arrive aujourd'hui à Rotliade n'arrivera pas demain à quelque autre d'entre vous ? Et alors où trouverez-vous refuge et protection? » De son côté, Hincmar soutenait : i^que Rotliade avait été jugé conformément aux canons de l'Église; 2° que, conformément à ces canons, les différends entre les ëvêques et les prêtres devaient être décidés dans les conciles provinciaux, et n'être déférés au pape qu'en cas de doute; 3° que si l'évêque condamné interjetait appel, le pape devait nommer « jndices in partihus », et non faire juger la cause h Rome même; 4° que les métropolitains seuls ne pouvaient être jugés sans l'assentiment du pape, mais que les simples évêques pouvaient Têtre. Nicolas ne se laissa point arrêter par les arguments d'Hincmar; il rejeta même formellement la demande de Charles le Chauve, qui le priait de laisser tomber le procès, et il obtint qu'un synode tenu à Verberie le 25 octobre 863 décrétât l'envoi à Rome de Rotliade et de quelques fondés de pouvoir. Examen fait, le Pape, la veille de Noël 864, cassa les décisions du concile' de Soissons dans un fameux sermon d'où j'extrairai les principes qu'il entendait faire prévaloir

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