‹ Saint Nicholas IerChapitre 48 sur 104 · Ep. à PlioUiis, Migne, 1. e. c. ySS · texte numérisé non relu

Ep. à PlioUiis, Migne, 1. e. c. ySS

2. Ad Odonem, Migae, 1. e. c. 8i3. — Ad Hincmarum, Migne, 1. e. c. 821. — Ad RolborUim, Migne, 1. e. c. 86 f. Cf. id. c. 9«9' 9i5.

SES IDÉES CxÉNÉRALES SUR LA PAPAUTÉ. 75

tant en Orient qu'en Occident, Tattestent par les suscriptions de leurs lettres, qui sont toutes conçues dans ce sens, et par de nombreux témoignages de la plus respectueuse déférence. Si Nicolas y fait de nombreuses allusions, c'est en général moins pour la prouver que pour appuyer sur elle les mesures qu'il prend. Il tient d'ailleurs à la faire respecter même dans les formes, et nous le voyons bhaiier très sévèrement Festinien, évèque de Dol, et Salomon, roi de Bretagne, qui s'étaient permis de lui écrire en mettant leur nom avant le sien^

La primauté doctrinale est encore mieux précisée dans les lettres de Nicolas P"" : il y revient si souvent, avec des personnages si différents, qu'il contribua beaucoup à développer et à faire reconnaître cette prérogative. Avant lui, elle neparaîtpas aussi universellementacceptée que la première ; je crois pouvoir l'affirmer d'après trois exemples qui ne sont pas sans valeur. La dispute sur la prédestination, provoquée par le moine Gottschalk, fut traitée pendant dix ans dans plusieurs synodes et dans de nombreux écrits. Les prélats les plus 1 distingués, Hincmar, Raban Maur, Amolo, Prudence, ; Wénilon et autres, étaient tous en opposition; concile combattait contre concile et Ton ne voyait aucune possibilité d'entente. Il ne vintcependant à l'esprit de personne d'en appeler au jugement du Pape ; Gottsclialk,

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