Ep. I, Migne, i, c, coL
de rejeter tout ce qui est contraire à la foi, à la morale, à Tordre de l'Eglise. Voici ce qu'il écrit h Photius en 86r>. : « Il est certain que la sainte Eglise romaine, par le bienheureux Pierre, chef des Apôtres, qui a mérite de recevoir du Seigneur lui-même la primauté des églises, est la tête de toutes les églises; c'est auprès d'elle que les églises viennent chercher, pour s'y conformer, la règle parfaite et les dispositions qui intéressent la discipline particulière et les institutions ecclésiastiques, dont elle a la garde inviolable et indéfectible, d'après les décisions des canons, des synodes et des saints Pères. La conclusion naturelle de cette doctrine, c'est que toutes les décisions prises de pleine autorité par ceux qui gouvernent ce saint -siège ne doivent nullement être écartées, quels que soient le prétexte et l'opposition que puisse fournir une coutume issue seulement d'une volonté particulière'. «
Le mêmeprincipe est répété h l'empereur Michel en 866; le clergé de Constantinople apprend également C[u'ildoitse conformer aux décretsduPape,etles églises d'Occident reçoiventdes avertissements toutaussi rigoureux. En 864, il écrit h Adon pourluiprouver que toutes les églises doivent se conformer aux constitutions de l'Eglise romaine. On remarquera surtout dans sa lettre ce passage: « Il faut que les évêques se conforment à toutes les traditions dont l'Eglise romaine a reçu le dépôt; c'est