XXIV INTRODUCTION
vu® siècle, ceux de Jean le Jeûneur, en Orient, el de Théodore, archevêque de Cantorbéry, en Occident. On y remarque la consécration d'une innovation qui était grosse de conséquences pour l'avenir et qui est due h rinfluence germanique. Comme le droit pénal des Germains appliquait sur une large échelle le principe de l'amende et avait pour chaque faute une composition correspondante, c'est-h-dire un tarif pour le rachat de cette faute à prix d'argent, on transporta cet usage au for ecclésiastique, et il fut admis que celui qui avait encouru, d'après l'ancienne discipline, une peine déterminée, payerait une amende pécuniaire proportionnelle. Ces sommes devaient être employées à des œuvres pies. L'abus de ces rachats de pénitence provoqua au IX® siècle les rigueurs de plusieurs conciles, notamment de ceux de Chalon-sur-Saône (8 1 3) et de Mayence (847); ils ordonnèrent, sans résultat du reste, la destruction des livres pénitentiaux. Ailleurs, l'Église s'éleva également avec force contre les fausses notions qu'on pouvait prendre de ces changements dans la nature de la pénitence, et rappela les fidèles au sens grave et sérieux de l'antique discipline pénitentiaire. Ainsi le synode de Tribur de 895 réglait les conditions du rachat de la pénitence, et le restreignait à des cas motivés et à une faible partie de la pénitence. Les autres œuvres de pénitence les plus usitées a cette époque sont les longues prières, les jeûnes austères, les aumônes, la délivrance des captifs, l'exil, les voyages lointains, les pèlerinages, la flagellation à coups de discipline, l'entrée dans un cloître*.
I. Cf. : D*" P'unk, Histoire de VÉglise^l^ iOî-107, 43^~4^^ > Âlzog, ibid,^ I, 489"494 i H» l^'l^ » Krauss, ibid.^ IIj 77 sq.