‹ Saint Nicolas IerChapitre 30 sur 108 · XXXVI INTRODUCTION · texte numérisé non relu

XXXVI INTRODUCTION

la Haute-Italîe, avec Tarchevéque de Ravenne, Jean ; la France, avec Tarchevêque de Reims, Hincmar; et l'empire d'Orient, avec le patriarche Photius*.

Je finis par quelques réflexions sur le pouvoir temporel et sur les difficultés nouvelles qu'il créa pour quelque temps aux papes.

Sur aucun point du monde, on ne vit jamais un Etat se constituer dans des conditions aussi exceptionnelles que l'Etat romain par le double effet d'une influence plus moralisatrice et de l'action plus merveilleusement suivie d'une longue série d'hommes remarquables. « Le pouvoir temporel des papes a d'autres origines que les ruses et les équivoques: les services depuis longtemps rendus, toutes ces négociations célèbres, l'ambassade de Léon auprès d'Attila, les traités de Grégoire le Grand et ses successeurs avec les Lombards, la défense de la Ville et de l'Italie, le pain donné aux pauvres, l'honnêteté de tous ces pontifes, une politique simple et persévérante, la majesté du successeur de Pierre. L'apôtre avait bien mérité de Rome. S'il n'avait adossé son siège au rocher désert duCapitole, la vieille capitale, dédaignée déjà par les derniers empereurs, serait tombée dans l'oubli. L'éternité promise par les destins aurait été celle d'une ruine hantée par la fièvre*. » Il faut le reconnaître franchement : il n'y aurait ni justice ni intelligence à expliquer l'origine du pouvoir temporel par l'ambition humaine et l'habileté politique des papes ; elle ne fut point une combinaison voulue et arrêtée par Grégoire II quand il commença la grande lutte contre

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