INTRODUCTION. XXXIX
ils le firent en vue du pape et nullement pour complaire à raristocratie laïque* »; mais cela ne fit qu'irriter l'ambition de cette dernière, qui, mécontente d'avoir perdu son chef et de passer au second plan, engagea des luttes incessantes contre l'aristocratie ecclésiastique au changement de chaque pontife. Tant que le souverain protecteur, successeur de Charlemagne, put et voulut faire sentir sa main, ce fut l'aristocrotie ecclésiastique qui l'emporta; quand le souverain protecteur ne fit point sentir son autorité, ce fut l'aristocratie laïque qui domina. C'est là l'un des traits caractéristiques de l'histoire de Rome depuis la fondation du pouvoir temporel jusqu'au xv*^ siècle : les rivalités ne disparaîtront de la Ville éternelle, pour faire place au règne de l'ordre, que le jour où les papes, comme les Viscontî, les Sforza, les Médicis, auront créé dans leurs États un gouvernement personnel très fort.