I. Migue, ep. Nicolai, ep. 71, col
dans la discipline ecclésiastique, et obligea Hincmar non seulement à réintégrer Rothade, mais encore à proclamer au concile de Troyes qu'un archevêque ou un évêque ne peut être déposé sans le consentement du Saint-Siège*.
En même temps que le procès de Rothade, Hincmar en soutenait un autre aussi grave et le Pape le condamnait de la même manière. L'archevêque Ebbon avait été déposé* dans un synode tenu à Thionville en 833, parce qu'il avait contribué à renverser l'empereur Louis le Débonnaire en 834; mais en 84o, l'empereur Lothairc l'avait réintégré. Il ordonna alors plusieurs clercs. Quelques mois après, il était de nouveau expulsé par lé roi Charles le Chauve, et, en 845, Hincmar était élevé sur le siège de Reims. Le nouveau pontife fit bientôt (853) interdire par le concile de Soissons aux clercs ordonnés l'exercice des fonctions ecclésiastiques, et entreprit de faire confirmer cette décision par la cour de Rome.
Léon IV refusa de la ratifier, mais' Benoit III y con-
1. Cf. Migae, Opéra Hincmari, t. CXXVI, ep. ad Nicolaiim, 25-46; Hëfélé, Histoire des conciles, t. V, 465, 491-^08. — Les Annales Berlin, expriment bien le ressentiment d'Hincmar; cf. ad aunum 865, Perlz, scrip. I, 468 : a Rothadum canouice dejectum, et a Nicolao papa non regulariter, sed potentialiter restitutum j>.
2. Hincmar, dernier pcrit contre Gotteschalk, Migne, t. CXXV, col. 389. — Mansi XIV, 658, 982. -— Flodoard, Historia Remensis Lib. II, c. 20.