‹ Saint Paul épitre aux RomainsChapitre 60 sur 94 · Transition · texte numérisé non relu

Transition

18) Verset de transition, qui est appelé par la fin du v. 17 et qui introduit

204 KPITIîE AUX ROMAINS. VIII, 19.

les souffrances du temps présent ne sont point en proportion avec la gloire qui doit être manifestée en nous. ^'' Car l'attente impatiente de la créature aspire à la manifestation des fils de Dieu.

le développement qui suit. Si souffrir paraît dur, qu'est-ce en comparaison de la gloire? Même idée II Cor. iv, 17.

Αογίζοααι, parce qu'il s'agit de faire une balance, de calculer, puis de conclure nettement, γάρ, encore très atténué; remplacé paroi dans deux mss. άςια dans le sens primitif (« qui entraîne par son poids », αγω) « qui a la valeur de », ce qui rend inutiles les controverses sur le sens de condignae {Corn.); avec -ob; την δοξαν. « ne peuvent entrer en ligne de compte avec » ; cf. Prov. VIII, 11 : -ïv oi -fa;ov ούκ άξιον αύτης pour l'idée, et Plat. Gorg. p. 471 Ε : ojoEvbç αξιοί |^7τι -pb; την άληΟειαν pour la construction [SH.].

— δ νυν χαφό: peut en soi être équivalent de ό αιών ούτος; dans ce cas les souffrances seraient toutes celles qui sont attachées à une période déjà ancienne du monde, par opposition au monde à venir, ό α'.ών αΕλλων. Le monde à venir était distinct du temps présent et des jours du Messie, étant le monde de la rétribution éternelle (cf. Le Messianisme... p. 162 ss.). Cependant ε•ς ήΐϋΐας indique plutôt le temps présent, celui dans lequel vivait l'apôtre et les chrétiens ; c'est d'eux qu'il s'occupe, et les -αΟτ^ι^ατα sont donc les souffrances en union avec le Christ; l'opposition est entre le moment actuel qui passera vite et la gloire. — μέλλουσαν indique plutôt la certitude que la proximité ; il est mis en vedette, comme dans Gai. m, 23, pour que cette idée de cei'titude soit plus accusée; en réalité il se rapporte au verbe άποκαλυφΟηναι. La gloire existe donc déjà, puisqu'elle doit seulement être révélée; et en effet le monde futur existe déjà [Le Messianisme... p. 166 s.), le Christ est dans la gloire, et cette gloire sera révélée plus tard, se répandant sur les chrétiens ε?ς ή[χας [in nos plutôt que in nobis, Vg.). Ce sera lors de l'avènement du Christ : « Ainsi que dans l'Épître aux Thessaloniciens, l'Apôtre se met au rang de ceux qui aspirent à ce grand jour et qui comptent le voir de leur vivant » [Toussaint, p. 224). Cependant la facilité avec laquelle l'Apôtre se met en scène dans des situations très éloignées (cf. εγώ chap. vu) ou du moins très vagues, empêche de tirer une conclusion trop ferme sur le temps pour lequel il attendait la parousie.

Condignae pourrait être remplacé par pares, in nobis par in nos.

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