‹ Saint Paul épitre aux RomainsChapitre 61 sur 94 · L'atte>te de la créature · texte numérisé non relu

L'atte>te de la créature

Ces versets forment un tout qui nécessite une interprétation globale. A parler seulement de ceux qui entendent la créature de toutes les choses non raisonnables, il y a deux systèmes en présence.

1. Chrys. et son école, Thomas (.3° loco), pensent que la vanité et la corruption sont la loi du changement et de la mort. La créature y a été soumise au moment où l'homme a péché; elle soupire après sa délivrance, et en effet elle sera alors délivrée de la corruption et participera à la gloire des enfants de Dieu. C'est ce qu'entendent tous les exégètes modernes non catholiques. M. Toussaint, sans parler du moment où le joug a été imposé à la

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créature, dit qu'« elle a hâte d'échapper aux lois qui l'enserrent ci qui la vouent à la mort, à la destruction » (p. 224).

Ce système s'appuie sur le sens des termes, surtout φθορά (ν. 21), qui semble régler celui de αατα'.οτης. puisque les deux mots caractérisent la servitude de la créature; il s'appuie aussi sur l'opinion très répandue chez les Juifs et fondée sur la Bible de la rénovation du monde sensible, des cieux nouveaux et de la terre nouvelle (Is. lv, 17; Mt. xix, 18; II Pet. m, 13; Apoc. xxi, 11 et dans les apocalypses, Hénoch xlv, 4; IV Esdr. xiii, 26. 29; Baruch xxxii, 6; Li et lu). A ces textes on joint ceux qui remontent à la chute et semblent dire que le monde sensible lui-même en a souffert (Sap. i, 13 s.; IV Esdr. VII, 11, etc.).

2. Cornely, suivi par Prat (I, 330), soutient que la nature a été asservie à des usages vains et profanes, en tant que l'homme s'en sert pour le mal, et l'associe ainsi à son péché. Elle gémit de cet esclavage et soupire après le temps où elle atteindra son vrai but dans la société des enfants de Dieu. Cornely cite Tertullien {De coron. 6) : Dei aemulus universain condilionem ccrtis iisibus Iwmini niancipatam cuin ipso hontine cornipit; unde eam et Apostolus invitam ait vanitali succidisse, vanis prinium usibiis, tuni turpibus et iniustis et impiis subversam. De même Clém. d'Al. qui entend par ματαιο'της les hommes vains, οί jj.aTatoi (cf. Gennade, en partie Ainbrsl.). La démonstration est poursuivie dans le détail. [α.αταιότης et οΟορά sont pris dans le sens moral; Cornely fait remarquer que la créature n'a pas été soumise à l'homme après la chute, mais avant (Gen. i, 28 ; ii, 15).

La difllculté est que φθορά du moins ne peut guère être pris dans le sens moral, et Paul ne parle pas de la subordination de la créature aux besoins de l'homme, mais de sa sujétion à la vanité. Le texte n'est donc pas favorable à Cornely dans le détail quant au sens des mots. De plus, si l'idée est très juste que la créature pourrait se plaindre d'être employée à des usages mauvais, peut-on dire que c'est le cas de toute la créature"? Est-ce parce que l'homme fait un mauvais usage d'un nombre très restreint de choses, que toute la créature gémit? Est-ce là un concept commun et répandu? On ne l'a trouvé nulle part! Et pourtant Paul fait appel à une opinion- tenue pour certaine parmi les chrétiens; cette opinion, très courante en elTet, d'après ce que nous savons, chez les Juifs, c'est que la nature elle-même sera renouvelée, transformée, embellie, participant à sa manière à la gloire des enfants de Dieu.

Aussi bien le P. Cornely n'y voit pas de diillculté quand il s'agit de l'avenir. Ce qui lui répugne, c'est d'attribuer à Paul une erreur dans l'ordre naturel. A-t-il donc vraiment pensé que les objets matériels inanimés, les plantes, les animaux, n'étaient pas sujets à la mort avant le péché d'Adam? que la corruption et le changement, règle de tout le cosmos, n'ont commencé qu'alors? que les créatures en souffrent et veulent être délivrées de cette loi qui est évidemment d'après nos savants la loi de leur nature?

C'est en effet la conclusion que les exégètes rationalistes tirent plus ou moins nettement du texte de l'Apôtre, sans tenir compte de ce fait que sa pensée est purement religieuse. Il prend les choses non pas comme elles sont en elles-mêmes, mais comme elles sont représentées dans l'Ecriture. Il

lui paraît que, depuis la chute de l'homme, les choses, même dans l'ordre sensible, ne vont pas comme elles devraient aller. Pourquoi l'homme a-t-il à lutter contre les épines, pourquoi doit-il manger son pain à la sueur de son front? Tout pourrait aller mieux. 11 y a comme une puissance de mort qui assujettit la créature. Et l'on ne voit pas pourquoi Paul n'aurait pas pensé au corps humain lui-même? Euthymius dit que la créature sera délivrée de la corruption quand le corps humain deviendra incorruptible. Il ne s'agit point des lois constitutives de chaque être, mais de l'ensemble de la nature qui n'est pas ce qu'elle eût été sans cette malédiction qui pèse sur elle à cause de l'homme, et que Paul nomme l'esclavage de la corruption. Il y a cela de vrai dans le système de Cornely que les conditions de la créature ne sont jamais envisagées en elles-mêmes, mais seulement dans leurs relations avec l'homme. Le sujet ne comporte aucune affirmation de l'ordre scientifique, mais seulement une association morale de la nature aux destinées de l'homme. Elle entre dans l'ordre moral. Pour exprimer sa conception de l'harmonie du Cosmos, Pythagore disait qu'il entendait les sons rendus par les sphères former une harmonie. Pour exprimer au contraire que rien n'est dans l'ordre tant que l'homme est sous le domaine du péché, Paul entend les gémissements et les cris de douleur de la créature qui voudrait faire partie d'un monde meilleur. C'est une conception morale du monde qui fait abstraction de ses éléments physiques. Les Manichéens avaient tort d'en tirer des conclusions sur la vie sensible des plantes et des êtres inanimés; on aurait tort de la déclarer contraire à l'analyse scientifique. La création, solidarisée avec l'homme, comme toutes les générations avec Adam, est sous le signe de la corruption. Sans aller jusqu'aux précisions du P. Cornely, on doit noter que la métaphore de la soumission, de l'esclavage, de la liberté, est plutôt de l'ordre des actes que de celui de la nature. La créature ne se plaint pas de ce qu'elle est de telle sorte, composée d'éléments qui doivent un jour se dissocier, mais de ce qu'elle n'est pas libre de ses mouvements; elle est gênée par la malédiction de la mort; elle ne demande pas l'incorruptibilité qui ne peut être le partage de la chair tant qu'elle n'est pas animée par l'esprit, mais la liberté. Du texte de Paul on ne peut même pas conclure qu'elle sera en elle-même changée. On dirait presque qu'il lui suffira que le changement s'opère dans l'homme. C'est un point qu'il faut noter soigneusement. On a le droit, on est même obligé de dire, que Paul i^envoie à une notion connue. Mais elle pouvait être comprise de bien des manières, depuis le millénarisme le plus crasse jusqu'à des idées très spirituelles. Paul ne fixe aucune précision à propos de l'avenir.

De plus la façon dont il a parlé de l'état présent est tout à fait originale. On ne trouve pas dans les apocryphes cet assujettissement et cette délivrance de la créature. Ordinairement on y parle de rénovation. On a cité il est vrai IV Esdr. XIII, 26 : ipe est (le Messie), quem conservât Aliissimus multis tem~ poribus, qui per semetipsum (par lequel; cf. Le Messianisme... p. 109, note) liberabit creaturam suam; et ipse disponet qui derelicti sunt : mais la fin indique qu'il s'agit des hommes sous le nom de créatures; cf. IV Esdr. xiii, 29. On n'a donc pas le droit d'expliquer Paul d'après les opinions diverses qui ont paru çà et là. Pour Sap. i, 13 s., voir les Commentaires.

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2•^^' Car la création a été assujettie à la vanité, non de son g-ré, mais par égard pour celui qui l'a soumise, avec un certain espoir,

Celte i)etite péricope a beaucoup embarrassé les anciens. Ils ont compris sans difficulté la figure du langage qui donnait une àme à la création. Mais qu'était la création? Origène y a vu l'âme humaine assujettie au corps, la nature inanimée au service de l'homme et vouée au changemeni, même les anges que Dieu députe à notre service. Le très grand nombre a compris qu'il s'agissait de la créature non raisonnable [Ircn., Tevi., Apollinaire, Clwys. et ses disciples, Cyr. d'Al., Gennadc, Diodorc. etc.). S. Augustin a été eiFrayé de l'abus que les Manichéens faisaient de celte hypotypose ou prosopopée et a aiiirmé très netlement qu'il s'agissait des hommes en général, puis ensuite seulement des justes. S. Thomas a donné les deux explications de s. Aug puis celle du gros des Pères. Les modernes sont tous revenus à l'exégèse courante des anciens. Pour les détails sur l'histoire des oi)inions, cf. Corncly.

19) γάρ encore très atténué, καραδοκεί"•; était connu des classiques : « tendre la tète pour observer », d'où « attendre avec impatience » (κάρα et δοκεϊν dans le sens de δοκ^ύΕίν); la langue hellénistique a rendu le mot plus emphatique en ajoutant άπο {Polyb., Jos.) ; le subst. ici et Phil. i, 20. Paul ne dit pas : la créature attend avec anxiété, ce qui serait déjà une figure hardie, mais : l'attente anxieuse de la créature est imj^atiente de voir... ή κτίσις est la création au sens concret; elle peut comprendre les hommes, voire ne signifier que les hommes, même avec « foute », cf. Me. xvi, 15. Mais ici la créature est distincte des enfants de Dieu expressément (v. 23), et, comme le contexte l'indique, de tous les hommes; cf. Sap. n, 6 [Corn, et tous les modernes). Des anges il n'est nullement question. Cette créature attend, non point son salut directement, mais la manifestation qui établira les fils de Dieu dans tous leurs droits, ά-εκοέ/εται, autre attente très tendue.

20) [ίχ-ο.ιύ-Ύ-Λ est placé en tète de la phrase avec une sorte d'emphase. On dirait d'une personne qui entre en scène, et à laquelle la créature a été soumise dans une circonstance donnée (ύ-ετάγη aor.). Quelle est-elle? Rien n'autorise à prendre ce mot dans le sens philosophique de mutabilitas {Thomas], le changement perpétuel des choses, la corruption de l'un qui est la naissance de l'autre. Ce n'est pas non plus un simple synonyme de φθορά {Eut/i.); le parallélisme n'exige pas la synonymie. D'autre part on ne peut en faire l'abstrait pour le concret, ματαιο'τη; = ot [χά-atot, car si la créature a été soumise aux hommes, c'est avant qu'ils fussent devenus vains par le péché (Gen. i, 28), sans parler de ce que cette tournure aurait d'énigmatique. Le mot qui se trouve souvent dans les LXX, surtout dans l'Ecclésiaste, s'entend du vide des choses, qui ne donnent pas ce qu'elles promettent, d'une apparence sans réalité, et, spécialement dans une série de textes de lEcclés. (il, 19. 21. 23; iv, 7. 8; vi, 2; viii, 10. 14), dans le sens de désordre, anomalie, chose absurde, qui se passe en dépit de la raison, du bon sens et de la justice; c'est le « monde renversé » (Podechard, Coinm. p. 233). C'est le cas ici; le sens est beaucoup plus moral que physique, comme c'est l'ordinaire pour

208 KPITIîE AUX ROMAINS, VIII, 21.

21 parce que la création elle-môme sera délivrée de l'esclavage de la corruption pour participer à la liberté de la gloire des enfants

ce mot. Depuis le péché d'Adam, les choses ne λόπΙ plus; c'est une déception, et, pour la nature, une sorte de violence à son libre épanouissement.

υπετάγη à l'aor. indique une circonstance donnée. Il semble que c'est une allusion à Gen. m, 17 s., où la terre fut maudite à cause de la faute d'Adam, ουχ έχουσα est plus que « sans son consentement » ; c'est : « de façon qu'il n'y ait pas de sa faute » {Zahn), soit à cause du sens normal des mots, soit à cause des soupirs que pousse la créature (v. 22). C'est bien malgré elle qu'elle a été réduite à cette situation.

^j — δια τον ί>-οτά?αντα d'après C/irys. elc, Lips., Zahn, Jûl., désigne l'homme pécheur. La raison c'est que διά avec l'ace, ne peut être synonyme de ota avec le gén. et que la créature n'a pas pu être soumise à cause de Dieu. Donc, à cause de l'homme dont elle partage les destinées, et qui, par son péché, a été cause de cette sujétion de la créature qui, bien entendu, a été voulue par Dieu, mais ce n'était pas la peine de le dire. — Je conviens pour ma part que δίά avec l'ace, ne peut signifier « par celui qui l'a soumise », et que ce serait une répétition inutile. Mais ce n'est vraiment pas l'homme qui a soumis la créature, surtout en lui laissant l'espérance. Ce ne peut donc être que Dieu {Corn., SH., Kulil, Lietz.), surtout si l'on admet la réminiscence de Gen. m, 17 s. Il suffit de sous-entendre l'idée : « et elle a accepté la sentence », qui est implicitement contenue dans ού•/ ε/.οΰσχ : « non qu'elle le veuille, mais à cause de (ota avec l'acc.) l'autorité de Dieu ». — lo' ΙΙτΛοί dans le système de Zahn demeure en l'air : « il y a cependant de l'espérance ». Tandis que si c'est Dieu qui a soumis la créature, c'est lui aussi qui lui a donné quelque espérance (lo' έλπίδι se soudant à υττετάγη), une espérance attachée, comme la condamnation, aux destinées de l'homme.

La Vg.-Clém. a ajouté eam, et mis à tort une virgule devant qui; elle serait mieux placée devant in spe, qui serait mieux traduit par t/i spem (ΛΥλΥ. qui subiecit in spem).

21) δτ! [Soden] est plus attesté puisque δ-.οτι n'a que le sinaïtique et trois autres mss. Mais l'omission de δι après avoii- écrit έλπίδι n'est-elle pas plus vraisemblable qu'une dittographie par erreur? Avec οιότι le sens causal n'est pas douteux (avec 8n il est encore possible). Cette causalité se rapporte au dessein de Dieu, à l'espoir de la créature : la créature espère parce qu'elle doit être délivrée. Mais si on lit δτι, il est beaucoup plus simple de renoncer à la causalité : δτι indiquerait plutôt l'objet de l'espérance, pour ne pas laisser Ιφ'Ιλπίδι en l'air [Chrys., Ainbrst., Corn., Lips., Zalin). De toute façon αυτή η κτίσις ne peut être que la création en dehors des hommes, puisqu'elle est distinguée des enfants de Dieu et que les pécheurs ne seront pas associés aux privilèges de ces derniers. La libération est exprimée de deux manières, négativement et positivement. Dans le sens positif, Paul ne peut vouloir dire que la créature jouira elle-même de la liberté des enfants de Dieu. Elle ne peut être mise sur le même pied; elle jouira donc de la liberté aiTcrente à l'état de gloire où seront les enfants de Dieu; ils seront dans la

de Dieu. ^^Car nous savons que la création toute entière est unie dans les gémissements et les douleurs de Fenfantement, jusqu'à

gloire; elle recouvrera sa liberté avec les privilèges de cet état nouveau. ελευθερία της δόξης n'est pas la liberté glorieuse τήν Ιλευθερίαν την hZo^ov (Euth.), mais un génit. de possession, la liberté qui appartient à la gloire. L'accus.. avec εις indique que la créature est pour ainsi dire introduite dans son nouvel état (construction prégnante).

Le côté négatif se comprend plus aisément par opposition. La créatuie est délivrée de la servitude de la corruption, c'est-à-dire qui appartient à l'état de corruption, qui en est le résultat, φθορά ne peut vraiment pas s'entendre d'une corruption morale, comme si la créature était aiFranchie du service des hommes corrompus (contre Corn.). Car dans Paul il a toujours le sens de corruptibilité ou de corruption au sens naturel : I Cor. xv, 42. 50; GaL VI, 8; Col. II, 22. Dans le N. T. il est encore pris une fois dans le même sens II Pet. ii, 12; et trois fois, seulement dans II Pet., au sens de corruption morale. De même, dans la langue profane, le sens de corruption naturelle est de beaucoup le plus fréquent. La φθορά d'une vierge a encore quelque chose de physique. Augustin qui a traduit inleritus (III, 2. 913; VI, 49. 50) a compris de la même fa(;on. Cependant à cause de δΌυλεία et du parallélisme aA'ec la délivrance positive, φθορά doit se prendre comme une sorte de personnification d'un état. Paul ne se demande pas si c'est, pour chaque créature, un esclavage que d'être destinée au changement, mais parle de l'esclavage envers un pouvoir de mort auquel la créature est soumise en général.

22) D'après Corn., Paul fait appel à ce que savent les chrétiens comme confirmation de ce qu'il a dit des créatures ; — c'est réduire à bien peu de chose la portée de ce verset. Il est beaucoup plus dans l'esprit du morceau de voir ici la preuve que vraiment la créature attend la révélation des enfants de Dieu. Elle gémit et par conséquent Dieu entendra sa plainte; elle est dans les douleurs du grand enfantement. C'est à tort cependant que Jiilicher conclut que la délivrance doit être tout à fait proche, car enfin il y a longtemps que cela dure («/.pt τοΰ νυν), et donc cela peut durer encore longtemps. Ce qui est sûr c'est que le gémissement n'a pas cessé; on doit donc être sûr que le terme viendra.

Comment les chrétiens savent-ils ces choses? D'après Zahn, ce sont les animaux, par leurs souffrances et leurs gémissements, qui ont suggéré cette idée à l'Apôtre ; il suppose que tout le monde entend comme lui ces soupirs de la nature [Lips., Kûhl, Lietz. etc.). Mais ces auteurs ont-ils oublié l'allusion à Gen. m, 17, qu'ils mettaient si bien en relief? C'est par la révélation que les chrétiens savent que l'état de la nature n'est pas ce qu'il devrait être, et par la révélation aussi ils savent qu'elle attend un état meilleur. C'est l'avis de Cornely, que Paul renvoie ici ses auditeurs à la doctrine de la rénovation que s. Pierre supposait connue des Israélites (Act. m, 21). Or cette rénovation était plutôt celle des cieux nouveaux et de la terre nouΛ'elle que l'affranchissement de la créature par rapport au mauvais usage que les hommes faisaient d'elle. Dans συστενάζει et συν(οδίνει le συν peut se rapporter aux

maintenant; ^3 et non seulement [elle], mais nous-mêmes ayant les prémices de l'Esprit, nous aussi gémissons en nous-mêmes, aspirant après l'adoption, la rédemption de notre corps. ^^ Car c'est en espérance que nous avons été sauvés ; or voir ce qu'on espère, ce n'est plus espérer; ce que l'on voit, l'espère-t-on? 25Mais si nous espérons ce que nous ne voyons pas, nous y aspirons par la

hommes; la créature soupire avec eux (Lips.); d'autres pensent plus justement que les hommes ne figurent qu'au v. 23 et en contraste. C'est donc l'ensemble des créatures, ou les créatures ensemble qui gémissent etc. [Corn., Lietz. etc.).

La nuance des verbes composés avec συν n'est pas rendue par la Vg. Ambroise [De fid. I, 14) a risqué congemiscit et comparturit.

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