‹ Saint Paul (volume 2)Chapitre 332 sur 358 · Les aloges. V. ci-dessus, p. 54, note · texte numérisé non relu

Les aloges. V. ci-dessus, p. 54, note

3. Vers l'an 170, la présence du quatrième Évangile dans le Canon catholique ne fait plus l'objet d'un doute. V. Vie de Jésus, p. Lxm-LXiv (i3« édit. et suiv.)

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qui concernait la légende de Paul. Un prêtre d'Asie, grand admirateur de l'apôtre, crut satisfaire sa piété en bâtissant un petit roman, plein de charme, oii Paul convertissait une belle jeune fille d'Iconium nonimée Thécla, se l'attachait par un attrait invincible et faisait d'elle une martyre de la virginité ^ Le prêtre ne cacha pas bien son jeu ; on le questionna, on le mit au pied du mur, et il finit par avouer qu'il avait fait tout cela « par amour pour Paul )) *. Le livre n'en eut pas moins beaucoup de succès, et ne fut banni du Canon qu'avec les autres écrits apocryphes, au v^ ou au vi® siècle ^

Saint Thomas, l'apôtre préféré des gnostiques, plus tard des manichéens, inspira de même des Actes*, où

4. Tischendorf, p. xxi et suiv., 40 et suiv. Voyez l'étude de M. Le Blant sur ces Actes, dans V Annuaire de VAssoc* des études grecques, 1877.

2. Conviclum atque confessum id se amore Pauli fecisse. .Tertullien, De baptismo, 17. Au ix« siècle, Anba Sévère, de Nes-

téraweh, faisant le panégyrique de saint Marc, suppose encore que ce saint lui est apparu -pour lui révéler des particularités inconnues de sa vie (édit. Barges, p. un, 33 et suiv.).

3. Saint Epiph., lxxix,,5; Saint Jérôme, De viris ilL, 7; saint Ambroise, De virginibus, II, 3; Macarius Magnes, p. 6, Blondel; Décret de Gélase, vi, %t] Anastase le Sinaïte, dans Credner, p. 241 ; cf. p. 256.

4* Tischendorf, Acta, p. 190 et suiv.; Apoc. apocr, p. 456 et suiv.; Wright, Apocryphal Acts, p. 146 et suiv. Cf. Eusèbe, III, XXV, 6. Nous avons, ce semble, dans ces Actes le texte môme

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l'horreur de certaines sectes pour le mariage s'exprimait avec la plus grande énergie. Thomas arrive dans rinde pendant qu'on prépare les noces de la fille du roi. Il persuade si bien les fiancés des inconvénients du mariage, des mauvais sentiments que développe le fait d'avoir des enfants, des crimes qui sont la conséquence de l'esprit de famille et des ennuis du ménage, qu'ils passent la nuit assis l'un à côté de l'autre. Le lendemain, leurs parents s'étonnent de les trouver ainsi, pleins d'une douce gaieté, sans aucun des troubles ordinaires en pareille circonstance. Les jeunes époux leur expliquent que la pudeur n'a plus de sens pour eux, puisque la cause en a disparu ^ Ils ont échangé les noces passagèrQS contre les joies d'un paradis sans fin. Les étranges hallucinations auxquelles donnaient lieu ces erreurs

de Leucius. V. Turribius, l. c; saint Augustin, Adv. AdimanL manich.j 47; De serm. Domini in monte, I, 20; Credner, p. 244, 250. Pseudo-Àbdias a tout ramené à la mesure orthodoxe. Il est remarquable qtie le nom du roi Fouv^àcpopoç se retrouve sur les monnaies des rois indo-scythes qui ont régné dans la vallée de rindus. Wilson, Ariana antiqua, p. 340; Prinsep, Note on... récent discoveries of Afghan. , p. 403; Mém. de VAcad. des inscr., XVIII, 2® partie, p. 94 et suiv.; Zeitschrift fûr-iVum. de Sallet, VI, p. 243 et suiv.

4 . T6 eaoTïTpov t^; ataxuvYi; nn è^ou à^Yip-ipTat, xat oùxs'ri oua;^uvop.flu où Je atJoSp.at, ^ttêi^tj to lp"^&v t^; aîa/uvvi; xai t^; atJouç eÇ 6[xcû {Aoxpàv

àmQTTt, Ch. 44. Cf. Pseudo-Abdias, ch. 3, 4.

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morales, sont peintes avec vivacité dans tout le livre*. La première esquisse d'un enfer chrétien, avec ses catégories de supplices, s'y trouve tracée*. Ce singulier écrit, qui fit partie de certaines bibles % rappelle la théologie du roman pseudo-clémentin et celle des elkasaïtes. Le Saint-Esprit y est, comme chez les nazaréens, un principe féminin, « la mère miséricordieuse » *. L'eau représente l'élément purificateur de l'âme et du corps; l'onction d'huile y est le sceau du baptême, comme chez les gnostiques \ Le signe de la croix a déjà toutes ses vertus surnaturelies et en quelque sorte magiques.

Les Actes de saint Philippe ont aussi une couleur théosophique et gnos tique très-prononcée^. Ceux d'André furent une des parties de la compilation du prétendu Leucius qui mérita le plus d'anathèmes"'. L'Eglise orthodoxe resta d'abord étrangère à ces

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