‹ Saint Paul (volume 2)Chapitre 35 sur 358 · nXaTfidv ^c, cifAac, iQoOevst. Phédon · texte numérisé non relu

nXaTfidv ^c, cifAac, iQoOevst. Phédon

[An 126] L»ÉGLISE CHRÉTIENNE. 53

l'auteur. Les miracles étant la preuve par excellence d'une mission divine*, il enchérit encore sur les récits de prodiges qui déparent les Évangiles primitifs. — Cérinthe, d'un autre côté, fut, à ce qu'il semble, un des facteurs de ces livres singuliers *. Cérinthe était devenu comme le spectre de Jean. La mobilité d'esprit de ce sectaire tantôt le rapprochait, tantôt l'éloignait des idées qui s'agitaient dans le cercle éphésien *; si bien qu'il passa en même temps et pour l'adversaire que les écrits johanniques voulurent combattre, et pour le véritable auteur de ces écrits*. Telle est l'obscurité qui plane sur la question johannique, qu'on ne peut pas dire que cette dernière attribution soit impossible. Elle répondrait bien à ce qu'on nous apprend de Cérinthe, dont l'habitude était de couvrir ses rêveries du nom d'un apôtre; elle expliquerait le mystère ou le livre resta durant près de cinquante ans et l'opposition vive qui y fut faite*. La fureur particulière

4. Cette idée est bien juive. Comparez la légende de Moïse, et Isaïe, VII, xxxYiii.

Page 1