Voir les Évangiles, p. 450 et suiv
4. foénée, i, xxin, 2; xxiv, 4 ; xxvn, 4; II, ^»L; Ilf, ^ prœf. ; iv, 3; IV, xxxiii, 3; Épiph., xxiii, \ ; xxiv, 1.
5. Plotin, Ennéades, II, ix, 6. L'auteur des PMhsaphumena est en somme du même avis, quand il rapporte chacune des sectes gnostiques à un philosophe grec. '-
fait insuffisantes pour rendre compte d'un fait aussi ^rm' complexe. 11 y eut des gnostiques chrétiens, juifs,
samaritains ; mais il y eut aussi des gnostiques non chrétiens. Plotin, écrivant un livre entier contre les gnostiques \ ne croit pas un moment avoir affaire à une secte chrétienne. Les systèmes des gnostiques samaritains, ceux de Basilide, de Valentin, de Saturnin, offrent de telles analogies entre eux, qu'il faut y supposer un fond commun. Or ces chefs de secte ne paraissent pas s'être fait d'emprunts les uns ai^ '■ autres. Jls puisèrent donc à un fond antérieur, dont ' Philon, Apollos, saint Paul, quand il écrivait VÉpitre aux ColossienSj s'étaient déjà faits les tributaires, et dont la cabbale juive paraît procéder également ^
Déiftêler tout ce qui contribua pour quelque chose à la formation de cette singulière philosophie religieuse est une tâche inij)ossible. Le néoplatonisme, tissu de poétiques songes, les idées qu'on se faisait, d'après des traditions apocryphes, sur le pythagorisme, donnaient déjà les modèles d'une philosophie • mythique, confinant à la religion. Vers le temps même où Basilide, Valentin, Saturnin développaient leurs rêveries, un des rhéteurs pensionnés d'Adrien,
^ . Ennéndes, II, ix entier.
5. Rabbi Siméon ben Azaï (première moitié du ii* siècle) est V ^^y^ wn cabbaliste. Mischna, Hagiga, 2. Voir les Évangiles, p. 16.
[An 130] L'ÉGLISE CHRÉTIENNE. 149
Philon de Byblos, présentait les vieilles théogonies de la Phénicie, mêlées, ce semble, de cabbaie hébraïque, sous la forme de généalogies divines fort analogues à celles des premiers gnostiques. La religion égyptienne, très-florissante encore, avec ses cérémonies mystérieuses et ses symboles frappants, les mystères grecs et le polythéisme classique, interprétés dans un »sens allégorique, Torphisme et ses vides formules, le brahmanisme devenu une théorie d'émanations sans fin, le bouddhisme S Opprimé par lé rêve des existences expiatoires et par ses myriades de bouddhas, le dualisme persan, si* :. contagieux, et auquel le messianisme et le millénarisme juifs devaient peut-être leur première existence, paraissaient tour à tour des dogmes prpfonds et séduisants à des imaginations affolées d'espérances et de terreurs. L'Inde et surtout le bouddhisme étaient connus à Alexandrie ^ On^leur empruntait la métempsychose, la façon d'envisager la vie comme l'emprisonnement de l'âme dans un corps, la théorie des délivrances successives \ Gnosticos n'a-t-il pas le